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Qu’avez-vous manqué cet été comme événements concernant la logistique urbaine et le dernier kilomètre ?

Le confinement fait partie du passé, du moins espérons-le. La vie a repris malgré les mesures sanitaires et de distanciation, qui resteront encore présentes dans notre vie quotidienne probablement assez longtemps.

  • Des élus en charge de la logistique urbaine

Les élections ont eu lieu et, grande nouveauté, plusieurs villes ont décidé de mettre la logistique urbaine au premier plan, en mentionnant cette fonction parmi les attributions confiées à un ou une adjoint(e). Il faut alors les féliciter. C’est ainsi le cas à

Cannes, Marie Pourreyron est adjointe en charge de la mobilité, à la circulation, au stationnement, à la logistique urbaine et aux livraisons

Nice, Gaël Nofri est adjoint Délégué à la Circulation et au Stationnement, et à la logistique urbaine

Lyon, Valentin Lungenstrass est adjoint en charge de le Mobilité – Logistique urbaine – Espaces publics.  Jean-Charles Kohlhaas est vice-président de la Métropole délégué aux déplacements, aux intermodalités et à la logistique urbaine

Rennes, Matthieu Theurier est conseiller délégué à la logistique urbaine.

Avignon, Fabrice Martinez Tocabens est adjoint Délégué à la ville apaisée et respirable (mobilités, circulation, stationnement, logistique urbaine)

Mérignac, Jean-Louis Couronneau est conseiller municipal délégué aux mobilités douces et à la logistique urbaine ;

Cette liste n’est pas exhaustive mais montre que, progressivement, la logistique urbaine, problématique transverse, trouve sa place dans les conseils municipaux et métropolitains.

  • La transformation du commerce s’accélère

L’été a connu son lot de fermetures annoncées de magasins d’enseignes d’habillement ou d’équipement de la maison.

Certains s’en étonnent. Pourtant, tout cela était prévu et ce n’est vraisemblablement que le début d’une transformation plus profonde de secteurs dont les produits sont souvent perçus comme superflus. Non, le responsable n’est pas le confinement. Nous voyons 3 raisons principales :

    • Pendant 20 ans, nous avons construit trop de surfaces commerciales. Celles-ci se sont accrues au rythme de 3% par an alors que le PIB n’augmentait que de 1,3%. Il y a donc une suroffre commerciale naturelle.
    • Les secteurs touchés sont les moins écologiques. Fondés sur des modèles d’importation en provenance de pays à bas coût et de marges multiplicatrices, certains consommateurs, de plus en plus nombreux, refusent tout simplement ce modèle d’hyper-consommation énergivore.
    • L’e-commerce grignote progressivement les parts de marché de ces groupes.

  • Les surfaces commerciales pourraient retrouver une nouvelle vie avec l’e-commerce

Une des principales nouvelles de l’été, c’est l’annonce de discussions engagées par Amazon pour reprendre des surfaces commerciales abandonnées par des enseignes en difficulté, comme JC Penney ou Sears. Ces magasins deviendraient alors des fulfillment centers.

Bien sûr, certains verront là une dégradation du niveau d’emploi et d’attractivité de ces sites. Mais mieux vaut probablement des sites e-commerce que des friches commerciales. Ce qui est probable, c’est que l’intervention publique pour réoccuper ces friches, qui seront de plus en plus nombreuses, sera nécessaire.

  • La multimodalité en logistique urbaine est strasbourgeoise !

A Strasbourg, VNF et la société ULS ont mis en place un service combinant transport fluvial et vélocargos. Une initiative à suivre. Ce service cible la livraison de colis, mais aussi de boissons pour le réseau CHR et la collecte de déchets propres.

  • La RATP partage ses espaces !

La RATP a lancé un appel public à concurrence afin d’accueillir des activités de logistique urbaine dans 7 espaces, dont 4 dans Paris intramuros. Ces espaces en grande hauteur, ce qui constitue un luxe pour la logistique urbaine, sont partagés avec le stationnement des bus. Ils sont libres de 7h à 20h, permettant à des opérateurs d’effectuer des opérations de tri et distribution urbaine pendant cette période, du lundi au samedi. Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour exploiter des surfaces dans Paris.

  • Relais Colis transporte des bagages

Contrairement au Japon, qui dispose d’un réseau de transport de bagages dans tout le pays, ce service est quasiment inexistant en France. Relais Colis a décidé de proposer une offre d’acheminement des bagages sur le lieu de vacances. Une bonne nouvelle pour ceux qui rêvent de voyager léger !

  • La région Ile-de-France sélectionne 22 projets de logistique urbaine

Dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI), la région a décidé de soutenir 22 projets. Parmi ceux-ci, Logicités et Mauna Consulting ont été choisis pour mettre en œuvre une plateforme numérique des arrêtés de circulation marchandises. Il s’agit là d’un préalable avant d’envisager une simplification de ces arrêtés et une homogénéisation des règles.

  • Les robots de livraison se testent

Au Japon, Japan Post et Yamato vont tester à Tokyo 2 véhicules autonomes DeliRo, réalisés par l’entreprise japonaise ZMP. Ces tests préfigurent une modification de la réglementation. Les enjeux sont énormes, notamment de faire face à la carence de livreurs du dernier kilomètre, mais aussi de respecter les mesures de distanciation.

Cet été, le fabricant français TwinsWheel a testé à Montpellier, en partenariat avec la société SEV, un droïde d’une capacité de 1 m3.

droide TwinsWheel opéré par Service Ecusson Vert (crédit Photo TwinsWheel)

  • La chaîne Youtube Logicités vous informe !

La chaîne Youtube Logicités, créée pendant le confinement, publie déjà 16 vidéos. N’hésitez pas à les consulter et vous abonner. De nouvelles vidéos sont en préparation.

Bonne rentrée logistique urbaine à tous !

Nous ne sommes pas encore dans le monde d’après, mais commençons à nous y préparer. Les commerces et restaurants, qui auront connu une période inédite de fermeture imposée, rouvriront progressivement.

Mais tout ne sera pas comme avant. Même si les règles s’assouplissent, les consommateurs hésiteront encore et flâner dans les magasins ou passer une soirée dans un restaurant accolés à d’autres convives.

Nous avons vu la queue de 3 km de voitures pour la réouverture d’un fast food. On peut évidemment s’en étonner. Mais est-ce la faute des consommateurs ou du restaurateur ?

Les magasins physiques devront se réinventer, autour de règles sanitaires d’accueil des clients, de gestion interne, mais aussi autour d’autres fonctions de services aux clients, qui retrouveront peut-être goût à consommer.

Plus que jamais, les magasins devront déployer des solutions en lien avec l’e-commerce. Elles sont de plusieurs types.

Tout d’abord le click & collect. Dans de nombreux cas, la queue dans un magasin (par exemple une boulangerie) est due au paiement. Le paiement sans contact est rapide mais pour de nombreuses raisons ne fonctionne pas toujours. Le plus simple est alors de commander à l’avance sur internet et de payer de chez soi. Le magasin joue alors un rôle de click & collect. Le client se déplace dans le magasin pour retirer les produits qu’il a acheté à l’avance sur internet et peut respecter les règles de distanciation sociale.

Pour le commerçant, c’est une solution gagnante. Il peut permettre le respect de la distanciation en accélérant le flux dans son magasin. Dès que la situation deviendra plus apaisée, le client pourra à nouveau flâner dans les rayons et compléter ses achats.

La seconde solution est de lui livrer ses commandes. Le client achète sur le site internet de son commerçant et demande à être livré. Si cela se pratique beaucoup dans les magasins alimentaires ou les restaurants, c’est encore insuffisamment développé dans la plupart des magasins non alimentaires, notamment les commerces indépendants.

Pour le commerçant, cela nécessite de mettre en place une ou plusieurs solutions de livraison.

Il peut avoir son propre véhicule de livraison, comme c’est souvent le cas, mais il peut aussi faire appel à un transporteur spécialisé. De nombreux transporteurs ont développé des services de livraison à domicile.

Pour améliorer l’image de son commerce, nous suggérons que le commerçant choisisse une solution verte, en livraison en véhicules électriques, au GNV ou en vélocargo.

Logicités, bureau d’études de logistique urbaine et e-commerce, propose sur son site internet www.logicites.fr un accès à des tickets de conseil gratuits pour les commerçants indépendants afin de les aider dans ces démarches, faire les bons choix de solutions et prestataires.

Nous voyons que les débats qui ont existé il y a quelques mois sur la taxation de l’e-commerce et de la livraison deviennent, crise du COVID-19 oblige, un sujet du passé. L’e-commerce fait plus que jamais partie de la fonction du commerce physique.

Mais après-tout, la livraison à domicile n’est pas nouvelle. Déjà au 19ème siècle, les grands magasins et épiceries mettaient en place des services de livraison afin de répondre à la demande des clients. La crise que nous connaissons ne fait que renforcer l’importance de ce service.

Logicités à examiné à la loupe les programmes des candidats à la Mairie de Paris et les propositions concernant la logistique urbaine. Voici l’analyse factuelle, à la date de publication de cet article et des programmes disponibles sur les sites internet des 5 principaux candidats.

David Belliard – L’écologie pour Paris

Le candidat écologiste propose un chapitre « en finir avec les livraisons par camions polluants ». David Belliard propose dans ce chapitre de « favoriser l’arrivée des marchandises à Paris par bateaux zéro émissions en soutenant le renouvellement de la motorisation des bateaux de fret.

David Belliard propose une politique ambitieuse pour réduire les déchets notamment par une tarification incitative. Cette politique peut avoir une implication logistique.

David Belliard nous promet aussi une « autre livraison du dernier kilomètre ». Ce chapitre prévoit de faire évoluer le parc de véhicule vers des véhicules moins polluants : vélocargos, remorques électriques, véhicules au gaz, électriques, à hydrogène. Il est prévu d’aider au développement d’espaces logistiques (des hubs) pour les artisans et commerçants aux portes de Paris ou sur les ports. Nous nous interrogeons pourquoi les transporteurs en seraient exclus… Enfin, les exceptions CRIT’AIR pour les livreurs approvisionnant les marchés seront supprimées. Ce sont en effet souvent les véhicules les plus anciens.

Globalement, nous pouvons dire que le programme de David Belliard sur la logistique urbaine reste extrêmement limité. Il reste encore quelques semaines à David Belliard pour construire une véritable politique de logistique urbaine à la hauteur des ambitions environnementales qu’il défend !

Rachida Dati – Dati Pour Paris

La logistique urbaine est globalement absente du programme de Rachida Dati, tel qu’il est actuellement publié.

Rachida Dati porte une attention particulière aux artisans, en promettant un stationnement à prix réduit. Il n’est pas précisé où et comment. Il est aussi mentionné une attention à l’égard des commerçants mais surtout de soutien en cas de situation exceptionnelle.

Il est mentionné un plan contre les nuisances sonores notamment un encadrement strict des horaires de chantier. Cela semble un peu contradictoire avec la mesure précédente.

Concernant la gestion de l’espace public, un moratoire sera mis en place sur la suppression des places de stationnement pour véhicules. La voiture individuelle, pourtant délaissée par les deux-tiers des parisiens, gardera alors sa place actuelle.

Des efforts seront toutefois réalisés pour apaiser et sécuriser les axes de circulation piéton. Mais n’est-ce pas là aussi contradictoire avec la place de la voiture ?

Agnès Buzyn – Paris ensemble

Le programme publié à date, qui prend la suite de celui de Benjamin Griveaux est très succinct.

Dans l’immédiat, il n’intègre aucune proposition sur la logistique urbaine.

Dans un courrier que Benjamin Griveaux avait signé, le blog Logicités a remarqué la proposition d’expérimenter des rues dynamiques, dans lesquelles les places pourront être réservées à différents usages en fonction de l’heure de la journée : livraisons tôt le matin (pour pouvoir livrer au plus près), résidents (et notamment personnes en situation de handicap) aux heures où l’on fait ses courses, piétons aux horaires d’affluence. Cela existe en Espagne depuis longtemps et est expérimenté à Lyon. Donc pourquoi pas à Paris ?

Mais il semble malheureusement que cette proposition n’ait pas été reprise par Agnès Buzyn.

Anne Hidalgo – Paris en commun

Le programme comprend 4 axes : écologie, solidarité, engagement et ville du 1/4H.

Le volet écologie prévoit une piétonisation du centre de Paris et une ville 100% vélo en 2024. Mais rien n’est mentionné concernant la logistique urbaine dans ce chapitre.

Un point important concerne la réflexion sur le Périphérique, qui deviendra un boulevard avec une circulation apaisée.

La sortie du diesel en 2024 et affichée. Mais est-ce réaliste pour ce qui concerne les transports de marchandises ? Comment y parvenir ? Quelles seront les exceptions ? Aucune indication précise n’est mentionnée sur ce point. Nous restons donc à l’état de bonnes intentions.

Le volet solidarité prévoit des efforts sur la réduction du plastique et des emballages et un objectif de mobilisation des commerçants et des riverains pour réduire leurs déchets. Il n’est pas expliqué avec précision comment ces objectifs seront atteints.

Le volet engagement prévoit un chapitre « Soutenir les emplois de proximité et développer l’accès des personnes en reconversion professionnelle et des demandeurs d’emploi aux formations dans les domaines de l’économie circulaire, du réemploi, de la réparation et du numérique. ». Il est regrettable que les emplois dans la logistique urbaine et notamment la cyclologistique ne soient pas intégrés dans ce chapitre. Pourtant, il s’agit là d’un segment majeur qui peut être développé à Paris.

Le chapitre ville du 1/4H prévoit des actions intéressantes de soutien aux commerces de proximité et aux artisans. « face à la concurrence en ligne, en créant une société publique qui rachètera les locaux en rez-de-chaussée. Celle-ci facilitera aussi l’installation de médecins, de lieux culturels, d’associations, de ressourceries, de cantines solidaires, de coopératives et de cuisines partagées. Nous continuerons à soutenir le label « Fabriqué à Paris »Ceci semble bien timide comme action de soutien au commerce de proximité. Il est regrettable que cette action n’ait qu’un volet immobilier et pas un volet d’aide à la digitalisation du commerce de proximité pour l’aider à faire face à la concurrence du commerce en ligne. Quelques idées sont toutefois proposées pour inciter aux livraisons propres, mais qui restent, à ce stade, assez générales :

« Nous mettrons à disposition des professionnels de nouveaux outils pour encourager les livraisons propres et les déplacements. 

  • Nous maintiendrons les aides à l’achat de véhicules propres et mettrons en place un réseau d’utilitaires électriques en partage.
  • Nous conserverons les places de livraisons existantes et créerons des places réservables par les professionnels en surface et en sous-sol.
  • Nous allons également créer des centres de logistique urbaine pour permettre des livraisons propres et silencieuses des particuliers comme des professionnels.
  • Nous utiliserons les parkings pour offrir aux commerçants et artisans du quartier des solutions de stockage déporté. »

Pour résumer, et sauf précisions apportées dans les prochaines semaines, nous pouvons dire que la logistique urbaine est très partiellement intégrée, dans le programme de Paris en commun. Il est d’ailleurs dommage que, dans le bilan des actions, ce qui a été fait lors des dernières années ne soit pas suffisamment mis en valeur !

Cedric Villani – Le Nouveau Paris

Cedric Villani nous propose un programme très complet qui tient sur plus de 200 pages.

Bonne nouvelle, le moteur de recherche nous indique que le mot « logistique » n’apparait pas moins de 41 fois ! Un chapitre complet est d’ailleurs consacré à la logistique urbaine. C’est probablement un record.

Cédric Villani propose tout d’abord de créer, comme à Barcelone, des quartiers apaisés, avec une grande part de la logistique en périphérie de ces quartiers. C’est un concept intéressant, mais pas nécessairement facile à mettre en œuvre. Cédric Villani imagine que les livraisons seront interdites durant les horaires d’arrivée ou de sortie des enfants… Ce n’est certainement pas simple.

Il est aussi proposé que plusieurs micro-hubs soient aménagés sur les quais pour servir de relais entre le fleuve et des véhicules zéro-émission.

L’aménagement proposé de la petite ceinture en rocade cyclable prévoit aussi des fermes urbaines avec des lieux intermédiaires de logistique décarbonée. Cette rocade cyclable est prévue comme un maillon essentiel de la stratégie de logistique décarbonée afin de livrer en vélocargos. La petite ceinture retrouverait ainsi une fonction logistique. C’est sans aucun doute tout à fait intéressant et mérite d’être analysé plus précisément.

Cédric Villani propose de relancer une expérimentation de tramfret en utilisant le tram T9.

Il propose également de développer des espaces logistiques sous le boulevard périphérique.

Concernant le périphérique, Cédric Villani s‘est inspiré des travaux réalisés par l’Atelier des Mobilités (réponse à la consultation internationale sur l’avenir des autoroutes et du périphérique à laquelle Logicités a participé). Il est prévu d’interdire le trafic en transit et les véhicules de + de 7,5t sauf autorisation. Il est prévu une file réservée au covoiturage et transports en commun. Il est dommage que cette voie ne soit pas également prévue pour les véhicules de livraison propres.

Cédric Villani regrette que la charte de 2013 soit tombée dans l’oubli. Pour nombre d’entre nous, elle n’est heureusement pas oubliée ! Il est aussi mentionné que « Certains sites programmés pour devenir des hubs logistiques propres se sont transformés en simple dépôts de livraisons pour poids-lourds. ». Le blog Logicités n’a pas d’informations plus précises sur cette information.

Cédric Villani propose dès 2020 une large concertation afin de définir un cadre précis d’un système logistique de nouvelle génération, qui permette de contribuer à la fluidité de la ville. Ce sont des intentions que nous ne pouvons que soutenir et qui vont bien dans la continuité de la charte.

Il est mentionné l’absence de données précises sur les flux de marchandises et les véhicules de moins de 3,5t. C’est tout à fait exact ! Nous manquons crucialement de données précises sur les flux parisiens !

Le programme de Cédric Villani comprend l’idée d’un label unifié d’accès à différents services logistiques, basé sur l’acceptation d’un cahier des charges environnemental et permettant la circulation sur les couloirs de bus notamment. C’est une idée qui a été proposée par Logicités dans le cadre du travail pour le forum métropolitain du Grand Paris. Nous ne pouvons que la soutenir !

Cédric Villani propose d’utiliser la modélisation des flux et des horaires, l’utilisation de hubs logistiques de petite taille, vélocargos, et de développer la micro-containerisation urbaine. Là aussi, ce sont d’excellentes propositions que nous soutenons.

Autre mesure proposée : la vidéoverbalisation pour les véhicules de livraison qui se garent sur les pistes cyclables. Cela part bien sûr d’une bonne intention, mais nous savons tous que certaines pistes le long de rues commerçantes ont été réalisées sans se préoccuper de la livraison des commerces. Cela promet probablement des débats intéressants !

Cédric Villani propose la mise en place de capteurs rendant les 10 000 places de livraison « intelligentes » et permettant de réserver des places. Nous restons assez sceptiques sur la réservation mais le fait de digitaliser l’espace public va certainement dans le bon sens.

Il est mentionné que le stationnement logistique sera interdit en heure de pointe. Il faut peut-être se poser la question de la pertinence de cette proposition.

Cédric Villani propose de créer une gouvernance unique traitant des sujets logistiques ; C’est certainement une mesure essentielle qu’il faut retenir.

Donc à vous de choisir !