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L’Union Postale Universelle est-elle devenue inadaptée ?

En octobre dernier, le gouvernement américain annonçait la décision de suspendre sa participation à l’Union Postale Universelle.

Cette organisation, rattachée à l’ONU, date de 1874. Jusqu’à une période assez récente, le courrier représentait le principal moyen de communication entre des personnes ou des entreprises de différents pays. L’enjeu de régulation de ces échanges apparaissait comme essentiel. A l’époque actuelle d’internet et du mobile, le courrier ne représente plus un enjeu significatif. Les communications se font par de nombreux autres moyens : e-mails, sms, Skype, WhatsApp, Telegram ou les réseaux sociaux.

Pourtant, les raisons de la décision des Etats-Unis méritent d’être analysées.

L’Union Postale Universelle, qui regroupe 192 pays, fixe les règles d’échange du courrier international. Jusque-là, rien d’anormal.

Chaque pays désigne un opérateur postal qui en charge de distribuer le courrier en provenance des autres pays. En France, cet opérateur est La Poste.

Le courrier postal comprend différents produits, dont le petit paquet postal, limité par l’épaisseur (3 cm) et le poids (2 kg).

Afin de tenir compte des coûts d’exploitation des différents pays, des tarifs de « frais terminaux » sont négociés. Ces tarifs tiennent compte d’une péréquation entre pays riches et pays pauvres. Ce fonctionnement ancien permet d’aider le développement des organisations postales dans les pays en développement et découle d’une certaine logique.

Apparaît alors un problème majeur : les catégories des pays auxquels sont affectés les tarifs correspondants, malgré quelques simplifications récentes, ont été définies… en 1969.

La Chine profite notamment très largement de ce système en bénéficiant d’un statut de pays en transition et donc de tarifs adaptés. Un colis de moins de 2 kg expédié de Chine vers les Etats-Unis ou l’Europe revient donc à environ 5 $, beaucoup moins cher que des expéditions intra-continentales.

Les sites internet Wish et Alibaba connaissent dans de nombreux pays des croissances impressionnantes.

Une aubaine pour ces e-marchands, qui profitent de ces tarifs subventionnés pour expédier à travers le monde des produits peu épais et peu lourds : un Tshirt, une chemine ou un accessoire de smartphone.

Le magazine LSA indique que Wish vient de se hisser à la 10ème place du Top 15 des e-marchands en France, en profitant très largement de ce système subventionné par les pays occidentaux.

Outre cette inégalité de traitement et le coût pour La Poste, il faut évoquer le sujet environnemental. Est-ce logique de subventionner l’expédition de petits paquets en provenance de Chine vers la France et les autres pays développés ? Est-ce réellement la mission d’une agence qui dépend de l’ONU ?

Il est donc urgent que le gouvernement français et la commission européenne agissent pour mettre un frein à ses pratiques inéquitables sur le plan commercial, pénalisantes pour La Poste et générant un impact extrêmement négatif sur l’environnement.

Les oubliés de la mobilité – Acte 1 : Gustave Trouvé

Peu d’entre nous se souviennent de cet inventeur hors du commun. Cet angevin, diplômé des Arts et Métiers, fut un des inventeurs les plus prolifiques de la fin de 19ème siècle. Nous lui devons 32 brevets, allant de l’endoscope à la fraise dentaire miniaturisée, des fontaines lumineuses électriques aux bijoux lumineux et de nombreuses autres innovations.

Mais ce qui va nous intéresser, ce sont ses inventions dans le domaine de la mobilité, et elles sont particulièrement nombreuses.

Lors de l’exposition internationale d’électricité de 1881, Gustave Trouvé présente, avec les frères Tissandier, un dirigeable de 3,50 m de long fonctionnant au dihydrogène et propulsé par un moteur miniature alimenté par un accumulateur. L’hélice pouvait propulser le dirigeable à la vitesse de 7 km/h. Son autonomie atteignait 40 minutes.

Dirigeable Trouvé-Tissandier

Il présente aussi deux maquettes à de dispositif aérien à ailes battantes, des précurseurs de l’hélicoptère.

Gustave Trouvé inventa en 1881 le premier bateau électrique, un canot à hélice actionné par 2 piles à treuil contenant du bichromate de potassium et de l’acide sulfurique. Le moteur, de type Siemens modifié, était placé sur le gouvernail. Le canot pouvait transporter 3 passagers. Il a été essayé sur la Seine et atteignait une vitesse variant de 1,5 m à 2,5 m par seconde. C’était là l’ancêtre du bateau hors-bord.

Premier bateau électrique de Gustave

La même année, Gustave Trouvé inventa le tricycle électrique. Pour réaliser cette extraordinaire invention, Trouvé motorisa un tricycle dissymétrique anglais, de marque Coventry. Le poids, y compris le conducteur et les piles, était de 160 kg et la vitesse atteinte de 12 km / h. Il utilise 2 moteurs Siemens qui délivrent une énergie de 70 joules.

Tricycle de Gustave Trouvé, 1881

L’atelier de Gustave Trouvé, situé 14 rue Vivienne à Paris, à côté du Palais Royal, est utilisé pour toutes ses inventions. G. Trouvé, avec son nom prédestiné, et sa marque Eureka, est donc à l’initiative du premier véhicule électrique, un tricycle, en 1881. L’historien des transports Kevin Desmond, a consacré à Gustave Trouvé un livre.

Au-delà des anecdotes historiques, ce qui nous intéresse dans l’histoire de Gustave Trouvé, c’est la capacité d’innovation pour transformer les moyens de locomotion existants, sur les routes, sur l’eau et dans les airs.

Près de 140 ans après le premier tricycle électrique, la profession du transport et de la logistique redécouvre l’intérêt de la cyclologistique pour distribuer de façon plus propre et plus adaptée les centres villes.

Le récent congrès fondateur des Boites à Vélo France, qui a lieu, est-ce une destination prédestinée pour la cyclologistique… à Angers, nous a montré tout l’intérêt de ce mode de livraison. Adapté à de nombreuses typologies de produits, le vélocargo, terme générique que nous adoptons, permet de s’insérer facilement dans les ruelles et dans la circulation. Bien entendu, il permet de livrer avec des moyens 100% décarbonés, mais, ce qui est moins connu, c’est qu’il constitue un formidable levier pour la création d’entreprises et d’emplois. Le congrès d’Angers a permis de rassembler 100 entreprises dans toute la France, autour de la livraison, mais aussi des artisans à vélo, des food bike ou des jardiniers à vélo.

La cyclologistique doit donc beaucoup à Gustave Trouvé, pionnier de la mobilité électrique, dont nous comprenons aujourd’hui le potentiel pour mieux gérer les flux de véhicules et de marchandises dans les villes.

Events

Retail Chain 2019

Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce, fondateur de Logicités, animera le 10 avril 2019, sur la convention Retail Chain, à Coeur Défense, 2 événements exceptionnels.

En début de matinée (8h45-9h30), Jérôme Libeskind sera le modérateur d’une table-ronde sur le ship-from-storeLe Ship-from-store face au défi de la livraison H+ : Lors de la conférence d’ouverture découvrez comment vos magasins peuvent devenir vos entrepôts urbains de demain.

En tout début d’après-midi, Jérôme Libeskind animera un pitch de 6 start-up du secteur de la logistique et du retail. Dans la continuité du pitch de 2018, qui rencontré un grand succès, 6 start-ups avec des business model particulièrement innovants présenteront leur offre sur un créneau 13h45-14h30.

https://retail-chain.fr/

Logicités participe au Créathon organisé par La Poste

Le 7 février 2019, Jérôme Libeskind, consultant en logistique urbaine, interviendra dans le cadre du Créathon sur la Logistique Urbaine mis en place à Bordeaux par le Groupe La Poste et Bordeaux Métropole.

Cette intervention aura lieu dans le cadre d’une très dense journée de création de solutions innovantes en logistique urbaine, par groupe et thématique. Inscriptions en ligne

https://evenementiel.inter.laposte.fr/creathon_logistique_bm2050/

 

SITL 2019 – La logistique urbaine est-elle devenue le champ d’actions des métropoles ?

Save the date ! 

Le mardi 27 mars à 9h15, Jérôme Libeskind animera une table-ronde sur la logistique urbaine et les collectivités locales.

Quel est le rôle des métropoles et les actions mises en œuvre ? Quel retour d’expérience ? Comment les prestataires et distributeurs adaptent leurs solutions aux nouveaux cadres réglementaires ?

Les métropoles sont nombreuses à mettre en œuvre des cadres incitatifs ou réglementaires afin de mieux encadrer la mobilité des marchandises : chartes de logistique urbaine, pacte pour une logistique métropolitaine, zones à faibles émissions, Plan de déplacements de marchandises. Les outils ne manquent pas et nécessitent une analyse locale. Les transporteurs, mais aussi les entreprises du territoire, doivent alors prendre en compte ces nouvelles orientations pour adapter leurs moyens d’exploitation.