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La surface commerciale la plus connectée de Paris est à la Madeleine

Boulanger a ouvert le 2 septembre son premier magasin parisien. Habitué aux espaces situés dans des zones commerciales périurbaines, Boulanger devait revoir son modèle pour capter la clientèle parisienne, plus habituée à Darty et à la Fnac.

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Boulanger a créé Boulevard des Capucines, à l’emplacement qui était auparavant celui d’Habitat, un espace de vente totalement nouveau.

Tout est fait afin de surprendre le visiteur.

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La livraison jour J – quels sont les besoins des e-consommateurs et les techniques de mise en œuvre des solutions ?

Le groupement professionnel HEC Transports organise sur la SITL, Porte de Versailles, une conférence sur ce sujet d’actualité.

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Cette table-ronde sera animée par

Jérôme Libeskind (H.81)
expert en logistique urbaine et e-commerce
et président du groupement HEC Transports

et comprendra les intervenants suivants

– Stéphane Tomczak (H.05) Head of e-logistics Fevad et E-commerce Europe
– Romain Libeau, co-fondateur de Deliver.ee
– Jules Trecco, Digital Director de Fauchon
– Mohamed Mebarek, fondateur de Drivoo


le mercredi 2 avril 2015 de 13h15 à 14h15

dans le cadre du salon SITL Europe
(Semaine Internationale du Transport et de la Logistique)
Paris- Porte de Versailles – Pavillon 7.2


La livraison jour J devient un élément essentiel du e-commerce, en particulier dans les grandes villes. Le délai de livraison est incontestablement, pour de nombreux e-marchands, un élément significatif de leur politique commerciale. Livrer plus vite, le jour même, parfois dans les deux heures, nécessite la mise en œuvre d’organisations et de solutions spécifiques.

Romain Libeau, co-fondateur de la start-up Deliver.ee, Mohamed Mebarek, fondateur de la société de livraison collaborative Drivoo, Jules Trecco, directeur digital de Fauchon et Stéphane Tomczak, head of e-logistics à la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) apporteront des témoignages et réponses sur ce sujet qui caractérise l’accélération des flux dans l’e-commerce.

L’accès à cette conférence est gratuit mais l’inscription obligatoire sur le site du salon :

www.sitl.eu/

Au plaisir de vous accueillir pour débattre de ce sujet,

Jérôme Libeskind (H.81)
Président du groupement HEC Transports
Auteur du livre « La logistique urbaine – les nouveaux modes de consommation et de livraison » FYP Editions

 

Le D-Day, c’est aussi le Jour J

Il y a 30 ans, en 1984 (pas le 6 juin mais le 1er mars), la Redoute inventait le 48 h Chrono. Un vrai évènement. Pouvoir commander sur un catalogue un article et être livré en 48 heures. Nous étions à l’époque de la messagerie rapide. « Rapide », c’était 3 à 5 jours. La Redoute était un pionnier en inventant le 48 heures toute France. N’oublions pas qu’à cette époque, pour certains pas si lointaine, la France n’était pas couverte d’autoroutes.

Ce slogan du 48 h chrono est d’ailleurs resté attaché à la marque, comme le contrat de confiance pour Darty.

Ce délai était un pari fou. Livrer la Lozère ou les stations des Alpes en 48 heures avec de surcroît un engagement incroyable, que personne n’oserait tenir actuellement : « on vous livre en 48 heures ou on vous l’offre ».

la redouteSi l’histoire dit vrai, sur les 10 000 premières livraisons, une seule n’a pas respecté cet engagement.

Cette étape de la logistique que nous commémorons cette année nous apprend plusieurs faits.

Tout d’abord, le respect de l’engagement est plus fort que le délai. C’est cet engagement qui a probablement été une des clés de la réussite de La Redoute à cette époque.

Autre point, nous considérions à l’époque ce délai de 48 heures entre la commande (d’ailleurs souvent par courrier – le Minitel venait tout juste d’apparaître) et la livraison comme un exploit. Les points relais commençaient tout juste à apparaître, facilitant le respect de cet engagement.

Avec le recul et le développement de l’e-commerce, nous vivons une incroyable accélération des flux. L’enjeu devient le Jour J. Commander le matin et être livré le soir, ceci dans toutes les grandes villes.

Evidemment, cela nécessite des organisations différentes.

Certains services, qui utilisent le stock de magasins physiques, proposent des livraisons encore plus courte, de 2 ou 3 heures seulement.

Mais qui prendra l’engagement de rembourser le prix de la marchandise en cas de non-respect du délai ?

C’est pourtant cet engagement du commerçant, non seulement sur la préparation, mais sur le transport, qui a fait sa réussite pendant des décennies.

Le consommateur ne se contente pas d’un délai approximatif. Il est disposé à payer pour la certitude d’un service parfait. Si la SOGEP savait le faire il y a 30 ans, pourquoi ne pourrions-nous pas actuellement imaginer de le faire aujourd’hui ?

Ce retard de seulement 1 sur 10 000, qui se rapproche du taux presque parfait des Dabbawalas de Bombay, aujourd’hui totalement utopique malgré l’industrialisation poussée des réseaux de transport, nous montre l’objectif à atteindre.

Jour J, 24 h ou 48 h, l’important pour l’internaute, c’est le respect de l’engagement pris. C’est probablement cela le contrat de confiance entre l’internaute et l’e-marchand !