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La logistique urbaine underground

L’idée germe depuis des décennies d’utiliser le réseau du métro pour distribuer des marchandises. Bien entendu pas aux heures de pointe mais la nuit, lorsque le réseau est fermé au trafic voyageur.

Il y a quelques semaines, à Tokyo, l’opérateur du métro a annoncé un test de livraisons de colis en partenariat avec 3 des principaux transporteurs du pays, Sagawa express, Yamato et Japan Post. Ce test aurait lieu au départ d’une station située à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale, vers 2 stations du centre de Tokyo. Les raisons invoquées sont de réduire la congestion dans le centre de Tokyo, dans la perspective des Jeux Olympiques de 2020, mais aussi de faire face à la pénurie de livreurs, à laquelle le Japon est confronté.

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Cet exemple à suivre montre que, malgré les obstacles souvent invoqués (nécessité de maintenance du réseau, difficulté d’accès aux quais pour les marchandises), il ne semble pas impossible d’utiliser aux heures creuses les réseaux de métro pour le transport marchandises et participer ainsi à la réduction de l’impact négatif des livraisons de marchandises.

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Logistique urbaine : les consignes changent de vitesse

En quelques jours, les annonces sur le développement des réseaux de consignes de retrait de colis se multiplient.
La France était jusqu’à présent très en retard par rapport à d’autres pays Européens, ceci pour deux raisons principales.
Tout d’abord, la France dispose de plusieurs réseaux de points relais performants et très économiques, Relais Colis, Kiala-UPS, Mondial Relay, Pickup. Le réseau de bureaux de Poste, comme certaines enseignes de magasin, servent aussi de points relais. Au total, ce sont plus de 32 000 points relais sur l’ensemble du territoire, qui permettent ainsi à chaque consommateur de trouver un espace près de chez lui.
Le second frein est venu des collectivités locales. L’installation de consignes dans les villes continue d’être complexe. Pourtant, la consigne de retrait est plus que jamais du mobilier urbain. La consigne apporte un service à l’internaute et permet une consolidation locale des flux, répondant ainsi aux critères de bases de la logistique urbaine. Il revient donc aux villes, non pas de mettre en concurrence les réseaux, mais de prévoir des espaces permettant d’accueillir les différents acteurs de consignes, dans les quartiers. A l’image des loueurs de voitures dans un aéroport, les villes doivent prévoir des espaces aménagés et coordonnés afin d’installer ce mobilier urbain du 21ème siècle.
Cette difficulté d’accueil sur la voie publique pousse les acteurs à développer des partenariats privés afin de pouvoir rapidement mailler le territoire. Ces partenariats concernent les lieux d’implantation des consignes, mais aussi les flux de colis.

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La Fabrique Aviva est-elle une fabrique à projets de logistique urbaine ?

1 million € pour aider le développement de start-ups, c’est un enjeu qui motive à juste titre plus d’un créateur d’entreprise. 1053 projets ont été déposés et soumis aux votes des internautes.

Aviva vient de dévoiler la liste des finalistes, les 183 start-ups encore en lice pour remporter un prix bien mérité. Réponse le 18 mars.

fabrique aviva

Parmi ces 183 projets, 5 ont retenu mon attention par leur caractère innovant pour le domaine du transport et de la logistique, notamment urbaine.

Tout d’abord, la société Cocolis, spécialiste de la livraison interurbaine collaborative. Vous souhaitez expédier un colis de Paris à Nice, inscrivez votre demande, qui sera mise en relation avec un transport équivalent, effectué par un particulier. De façon complémentaire, vous effectuez un trajet avec un coffre vide, enregistrez votre trajet et profitez d’une opportunité de rendre service à un autre particulier. Le covoiturage de colis est ainsi inventé et organisé. Il s’agit là d’une solution pertinente sur le plan de l’environnement, mais permet aussi de réduire les coûts du transport, souvent élevé lorsque des particuliers d’adressent à des réseaux de transport professionnels. Peu d’autres acteurs se positionnent sur ce créneau interurbain collaboratif. Nous pouvons toutefois citer DacOpacK, qui part de l’enregistrement de trajets disponibles, de particuliers ou de professionnels, afin d’offrir aux internautes, notamment dans le cas de vente en C to C, un ensemble de solutions disponibles.

Toujours dans cadre des modèles de crowdshipping, la société Globshop propose de « co-avionner » des produits. Ainsi, un voyageur peut acheter et transporter dans ses bagages un colis à destination d’une personne dans le pays vers lequel il voyage. Il s’agit là d’une délégation d’achat et de transport, ne présentant donc pas de risque sur les produits transportés. Plusieurs modèles assez proches de « co-avionnage » se développent actuellement très rapidement, répondant à des problématiques locales ou au développement du C to C. C’est ainsi le cas de PiggyBee ou de e-Shipp.

Autre projet nominé, celui de Vélo-Cargos Drôme. L’idée est de développer l’utilisation de vélos-cargos, de type biporteurs, en milieu rural. Prendre un vélo pour transporter des courses plutôt que prendre sa voiture, voilà une initiative bien pertinente pour des trajets de courte distance. Vélo-Cargo Drôme a la particularité de mettre à disposition des vélos-cargos mais surtout de les fabriquer. Ces vélos biporteurs, fabriqués au Danemark ou aux Pays-Bas, sont en effet souvent d’un prix élevé.

vélo cargo drôme

Un projet très innovant de logistique urbaine et d’aide aux commerces de centre-ville est mis en place par Dropbird, nominé dans le cadre du concours Aviva. Dropbird propose aux voyageurs en train de commander sur internet des produits de commerces de proximité et de les récupérer à leur gare de destination. Le transport entre le point de collecte et les commerces est effectué en véhicule électrique. Le projet a récemment été testé avec succès en Bretagne. Il s’agit là à la fois d’une solution de click & collect de courses mais aussi d’aide aux commerces de proximité d’accès à l’e-commerce.

Enfin, un cinquième projet mérite une attention particulière pour le domaine du transport, celui de Camion Anti-Gaspi. Ce projet vise à trouver une nouvelle vie aux invendus et surplus de la distribution, produits non alimentaires et alimentaires.

Encore quelques jours de suspense pour savoir si le transport de marchandises, au travers de ces start-ups et de quelques autres probablement oubliées parmi les 183 nominés, sera un des gagnants de ce très beau concours.