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Logicités expert dans la consultation sur les autoroutes de l’Ile-de-France

L’avenir des autoroutes et voies rapides de l’Ile-de-France, et notamment le boulevard périphérique, est un sujet qui concerne la mobilité des personnes mais aussi le transport de marchandises et la distribution des habitants et activités économiques.

Logicités est expert associé dans le cadre de l’Atelier des Mobilités, une des quatre équipes qui ont été choisies dans le cadre de la consultation internationale sur le devenir des autoroutes et voies rapides du Grand Paris.

Les autoroutes et voies rapides, le boulevard périphérique, constituent des axes logistiques essentiels de l’Ile-de-France, qui cumulent plusieurs fonctions. Travailler sur l’avenir de ces axes structurants revient à comprendre comment ils s’intègrent dans les besoins de mobilité et technologies futurs.

Logicités apportera à l’équipe Devillers & Associés, Setec, 6-T et APRR une vision et une analyse sur les problématiques de logistique urbaine et de transport de marchandises.

Cette consultation internationale à l’initiative du Forum Métropolitain du Grand Paris, qui fédère les représentants de l’Etat, des départements, de la Métropole du Grand Paris, de la région Ile-de-France, la Mairie de Paris, les intercommunalités de l’Ile-de-France et l’Association des Maires de l’IDF.

Les équipes vont pouvoir travailler sur plusieurs échéances, notamment 2030 et 2050, afin d’imaginer ce que seront ces axes et de quelle façon ils pourront évoluer.

Les résultats de cette étude feront l’objet, au printemps/été 2019, d’une exposition au Pavillon de l’Arsenal.

Logicités est fier de participer à ces travaux prospectifs aux côtés de bureaux d’études et d’experts reconnus sur le plan international.

Logicités travaille régulièrement sur des travaux prospectifs et vient de publier un ouvrage sur la Logistique urbaine au Japon.

Le 4 Casino, ou comment le phygital transforme une enseigne

Comme de nombreux journalistes, Logicités s’est prêté au jeu de la visite « touristique » du nouveau flagship de Casino, rendez-vous incontournable des passionnés du commerce et du dernier kilomètre.

Un magasin ouvert 24/24

C’est déjà une très grande nouveauté, même si Franprix avait déjà fait ce pari dans le quartier des Halles.

Ce concept existe dans de nombreux pays, mais encore peu à Paris. Le choix des Champs Elysées n’est pas anodin. Le nombre de touristes et promeneurs qui profitent souvent tardivement de ce quartier de Paris constitue une opportunité pour ce magasin convivial et moderne.

Pour limiter les coûts en personnel, Casino a imaginé que l’accès la nuit n’est possible qu’aux détenteurs de l’application de fidélité « Casino Max ». Le client s’identifie alors à l’entrée. Le paiement étant effectué uniquement à des caisses automatiques sans personnel, le coût de personnel est alors limité aux agents de sécurité et éventuellement aux stands spécifiques (restauration, caviste).

Une question se pose toutefois. La nécessité de disposer d’une application ne constitue-t-elle pas un frein à l’achat ? Ce n’est en tout cas pas habituel en France dans une supérette.

  

Le digital au cœur du modèle

Conçu sur 3 étages, la visite a d’abord commencé par le sous-sol, dénommé le cellier. Ce sous-sol s’apparente à une supérette normale. Très dense, bien rangé. Un opérateur de magasin peine toutefois à sortir un roll de l’ascenseur, qui n’a probablement pas été conçu pour des opérations logistiques…

Le niveau rez-de-chaussée allie épicerie fine et espace détente-restauration. A titre personnel, j’ai apprécié la cave à vin, très digitale. Un écran permet au client d’indiquer ses préférences. Les produits ciblés s’allument. Pour les amateurs, la cave au chocolat est également une merveille.

Le rez-de-chaussée intègre un mur digital. Le client peut ainsi passer commande d’un choix important de produits, qui lui seront livrés directement. Très attractif, mais pas nécessaire discret. Si ce picking wall constitue un formidable coup marketing, je reste sceptique sur l’attractivité de ce mode de commande, qui laisse peu de place à la confidentialité de l’achat.

Casino réfléchit à installer des écrans l’extérieur. Le magasin étant ouvert 24h/24, est-ce nécessaire ?

Ce qui frappe, c’est l’absence de personnel aux caisses. Habituellement, les caisses automatiques sont pour le client une option, souvent sous la surveillance d’un agent, qui aide les consommateurs et prévient la disparition de produits. Ici, les caisses sont toutes automatiques, mais les caméras et agents de surveillance ne sont pas loin.

Une vitrine de Cdiscount

L’étage du magasin est constitué d’un showroom de meubles de l’enseigne Cdiscount, de grands écrans de commande sur le site de Cdiscount et d’un espace de coworking. Cet espace est totalement gratuit et semble déjà avoir un certain succès. Il est vrai qu’un espace de travail convivial et calme à 2 pas des Champs Elysées risque sans aucun doute d’être rapidement connu et utilisé.

Le pari de Casino est de faire de ce flagship un lieu de rencontres, de rendez-vous notamment professionnels et de transformation des pratiques commerciales.

Le 4 Casino préfigure-t-il le magasin urbain de demain ? Le quartier des Champs Elysées reste toutefois trop spécifique pour pouvoir affirmer que ce modèle sera celui qu’adoptera Casino dans d’autres quartiers . Il permet toutefois de tester des technologies nouvelles et de mieux comprendre les limites de ce modèle. Il permet aussi de participer à un changement d’image de l’enseigne. Bravo pour ce très bel exemple de modernité !

Le Grand Paris Express est-il déjà obsolète ?

Il y a quelques jours, Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, annonçait que « le Grand Paris Express sera obsolète au moment d’être livré ». Il évoquait les véhicules autonomes, les modifications qui caractériseront la mobilité en Ile-de-France, les mobilités douces. Le métro est-il alors un moyen de transport dépassé ?

La Cour des comptes dénonce de son côté la dérive des coûts de ce projet pharaonique, qui consiste à réaliser 200 km de nouvelles lignes de métro. En 7 ans, le coût du projet est passé de 19 milliards € à plus de 38 milliards. Face à cette dérive, mais aussi aux engagements dans la perspective des Jeux Olympiques, le Premier Ministre a confirmé le projet mais doit se prononcer en mars prochain sur le calendrier, qui, au moins pour deux des quatre lignes, sera décalé de plusieurs années.

Ce décalage est peut-être une bonne nouvelle afin d’étudier à nouveau, non pas le tracé des lignes, mais son fonctionnement et son utilité.

En effet, ces lignes de métro ont été étudiées, comme au siècle passé, pour transporter des personnes sur un parcours défini. La mobilité dans une agglomération comme celle du Grand Paris ne se limite plus au transport de personnes. En un siècle, elle a changé.

Elle intègre maintenant inévitablement le transport des marchandises, colis, biens de consommation, produits alimentaires, sur l’ensemble du territoire. L’investissement considérable effectué doit intégrer, lors de sa conception, des moyens de transport de marchandises afin de créer des complémentarités et une mutualisation permettant de saturer ces réseaux et de réduire l’impact environnemental. Les gares doivent ainsi être conçues dans ce sens, comme des pôles d’échanges de personnes et de biens. Si les moyens d’acheminement des personnes, de la surface au mode de transport souterrain sont assez simples, il n’en est pas de même pour les marchandises.  L’acheminement robotisé des biens dans ces modes de transport est probablement ce qui doit être étudié. Comme la conteneurisation des marchandises, à l’image du réseau suisse Cargo Sous Terrain, en projet entre différentes agglomérations.

Bien sûr, il ne s’agira pas d’engorger encore un peu plus les transports publics aux heures de pointe avec des transports de colis. Mais il s’agira de saturer ce réseau, 24h/24, 7 jours/7, afin d’en faire un outil de la transition énergétique et de réduire les flux de véhicules, voitures, mais aussi camions, dans l’agglomération parisienne.

Cette mutualisation des flux passagers / marchandises n’est pas seulement une perspective. C’est une nécessité afin de faire en sorte que ce nouveau réseau ne devienne pas obsolète dès sa livraison, comme l’annonce déjà Jean-Louis Missika.

Plusieurs techniques peuvent exister afin de mutualiser les flux passagers / marchandises :

Créer des rames spécifiques ou des wagons dédiés aux marchandises. Ces solutions nécessitent des moyens de manutention spécifiques et totalement automatisés afin d’en réduire le temps et le coût. Il s’agit alors de projets de conception de matériel de transport, mais aussi de transitique et de robotisation.

Mais un des axes, probablement assez simple, est d’imaginer des voitures qui, à certains moments, sont équipés pour transporter des passagers et à d’autres des marchandises sous la forme de conteneurs. En sorte un véhicule à double usage en fonction des moments.

Un autre axe de travail est d’insérer au milieu des flux de passagers, des marchandises. On pense bien sûr à des vélos mais il peut aussi s’agir de petits chariots ou conteneurs de transport. Permettre à des livreurs d’utiliser les réseaux de transport public, c’est en fin de compte moins de camions dans les villes et moins de pollution ! Il faut pourtant prévoir la manutention de ces chariots, les contraintes physiques, le poids.

Le Grand Paris Express constitue une formidable opportunité de revoir la mobilité, des personnes, mais aussi des marchandises. Ne passons pas à côté de cet enjeu qui ferait de ce réseau un réseau adapté à son siècle !

Events

Panel last mile des Tangier Logitics Days

Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et dernier kilomètre, animera le panel 3 des Tangier Logistics Days. Le last mile est-il la dernière frontière de la logistique ? Après une keynote de Jérôme Libeskind sur le sujet, une table-ronde est mise en place avec le témoignage exclusif de 3 acteurs :

Brahim Belghiti, président de Pickalty, fabricant marocain de cyclologistique

Jean-Baptiste Maillant, CEO et co-fondateur de Wing

Youssef Tagemouati, CEO et co-fondateur de Tousfacteurs

La logistique urbaine répond aux problématiques environnementales du transport de marchandises dans les agglomérations.
Mais elle doit aussi s’adapter à l’évolution rapide des flux et des modes de consommation. Transformation des magasins par le cross canal,
développement du e-commerce, livraisons à domicile, ship-from-store, … Ce sont là quelques tendances qui impactent la ville et les
livraisons.
Le last mile concentre la complexité de la ville et de la logistique : livrer plus propre, mais aussi plus vite, avec plus de services et
d’information. La mutation des modèles de livraison du last mile est rendue possible par une profonde transformation digitale. La
technologie est alors au service du client, mais aussi du citoyen, demandeur de solutions plus vertueuses sur le plan environnemental.
Jérôme Libeskind nous présentera les réalités croisées de la logistique urbaine, ses enjeux, les leviers technologiques et organisationnels
que le secteur a déployés ainsi que quelques initiatives particulièrement innovantes.

Un événement unique qui parlera matériel pour le dernier kilomètre, solutions du premier et dernier kilomètre afin de maîtriser les flux de livraison B to C en ville.

 

Petit-déjeuner club HEC Transports et Mobilités

Le groupement HEC TRANSPORTS et MOBILITES organise une table ronde (café-croissants) sur le thème :

Transport et innovations : les nouveaux acteurs qui changent la donne

Avec

Damien BON, CEO de Stuart

Paul-Louis CAYLAR, General Manager de Everoad

Philippe CAYROL, Vice-President Business Development de BlaBlaCar

Yann MARTEIL, Managing Director de Via ID et Deputy General Manager de Mobivia

Le 28 septembre 2018 de 8h30 à 10h

dans les locaux de BlaBlaCar

6 rue Ménars 75002 Paris

 

Accueil à partir de 8h00

Les plateformes deviennent incontournables dans les services de mobilité, que ce soit le transport de marchandises ou de personnes. En quoi les plateformes ont modifié les relations commerciales ? Quels sont les business models gagnants ? Quels sont les enjeux et les risques pour les acteurs traditionnels ? La France est-elle un territoire d’innovation dans le domaine des start-ups de mobilités ? Comment les modèles évolueront dans l’avenir ?

Le petit-déjeuner du club HEC Transports et Mobilités accueillera les leaders dans leur métier : dernier kilomètre avec Stuart qui réalise plusieurs milliers de livraisons express par jour, transport de marchandises avec Everoard qui vient de lever 15 millions d’euros pour conquérir le marché du fret routier, covoiturage avec BlaBlaCar et ses 65 millions de membres répartis dans 22 pays, et accélérateur de start-ups avec ViaID investisseur de Heetch et Drivy.

Damien BON, CEO de Stuart

Damien Bon est Responsable de la conception et de l’exécution de la stratégie business de Stuart. Après avoir exercé 3 ans pour le compte des plus grandes entreprises en tant que conseiller au prestigieux Boston Consulting Group, Damien a fait le grand saut et décide de rejoindre le monde des startups. Ayant débuté sa carrière chez Lehmann Brothers en 2007, Damien est titulaire d’un Master de l’Université de Columbia et d’un MBA de l’INSEAD.

Paul-Louis CAYLAR, General Manager de Everoad

Paul-Louis Caylar est Directeur Général d’Everoad, un transitaire routier numérique collaborant avec plus de 3 000 transporteurs représentant 200 000 camions couvrant toute l’Europe. Paul-Louis se concentre sur la stratégie, les opérations, la tarification et le développement de nouvelles activités pour Everoad. Auparavant, Paul-Louis a passé 12 ans chez McKinsey & Company, où il était associé au bureau de Paris et responsable d’une initiative mondiale sur le numérique en B2B lorsqu’il a rejoint Everoad.

Philippe CAYROL, Vice-President Business Development de BlaBlaCar

Philippe Cayrol est en charge du business global et du développement chez BlaBlaCar. Il se concentre sur l’innovation et les nouvelles activités de l’entreprise, ainsi que sur les partenariats stratégiques dans les 22 pays d’où proviennent les 65 millions de membres de BlaBlaCar. Avant cela, il a travaillé dans la finance, en investissant dans des entreprises en croissance.

Yann MARTEIL, Managing Director de Via ID et Deputy General Manager de Mobivia

Mobivia

Diplômé de Sciences Po et HEC (majeure entrepreneurs), Yann Marteil a débuté sa carrière aux Etats-Unis où il a fondé la filiale de freelance.com (IT department). A son retour en France, il a occupé des postes de Finance and Operations Director, Director of Business Development et Managing Director dans les secteurs de l’édition, de la distribution et de la photographie (Hachette Livre, Monoprix, Primavista). En 2015, il rejoint Mobivia -leader européen des services automobiles- pour aider le groupe dans les nouvelles mobilités. Il est devenu Managing Director de Via ID, accélérateur de start-ups et incubateur de nouvelles idées et projets. Via ID a investi dans 15 start-ups en France  (Drivy, Smoove, Xee, Heetch, Swiftly…).

Un événement exceptionnel à ne pas manquer !

Inscriptions en ligne ouvertes à tous

Assemblé Générale OTRE Ile-de-France

Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce  est invité à participer à la table-ronde de clôture de l’Assemblée Générale de l’OTRE Ile-de-France le 6 avril 2018. Le sujet de la table-ronde est

quel transport routier pour demain ? le Transport « humain » est-il amené à disparaitre ?

Sont conviés à cette table-ronde animée par Natalie Grange

Des représentants de l’Etat, élus d’Ile-de- France et/ou ? de la ville de Paris 1- Valérie Pécresse (sous réserve et en cas d’empechement de Valérie Pécresse, Stéphane Beaudet, Alexandra Dublanche ou Jérôme Chartier)

2- Jacques Legaignoux, Directeur régional adjoint Transports à la DRIEA

3- Christophe Najdovski, adjoint – Transports, voirie, déplacements et espace public à la Mairie de Paris

4- Nicolas Bouzou, fondateur du Cabinet Asteres, Economiste, auteur du « Travail sera l’avenir de l’homme » et « de l’innovation sauvera le monde » et théoricien de l’économie disruptive

5- Grégoire Leclercq, Fondateur de l’Observatoire de l’Ubérisation et de la fédération des Auto-entrepreneurs,

6- Jerome Libeskind, Logicité, expert en logistique urbaine,

7- Laurent Grandguillaume, ancien député, auteur de la loi qui porte son nom sur les VTC, Engagé pour mettre l’humain au cœur des choix. Président de l’association nationale « Territoires zéro chômeur de longue durée »

8- Bernard Gaisset directeur général de l’ACMS, Services de Santé au Travail, spécialiste des questions de santé au travail, et notamment sur les conséquences de la plateformisation sur la santé au travail