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Paris Retail Week : la logistique devient un axe central

Le salon Paris Retail Week, qui a lieu Porte de Versailles, est le rendez-vous incontournable de toutes les innovations autour de l’e-commerce et du cross-canal.

La logistique est devenue un axe central du salon. Pour confirmer ce positionnement, l’organisateur a placé les prestataires de transport et de logistique à l’entrée. Impossible de manquer cet espace qui regroupe les prestataires de transport du dernier kilomètre, de logistique, les fournisseurs de consignes de retrait de colis ou de points relais.

Une nouveauté de taille, des interviews à destination des exposants sont organisés par le cabinet de conseil Neo 26, fondé par Franck Journo. Le ring de boxe est là pour mettre en situation ce combat virtuel autour des innovations et tendances profondes du salon. Thomas Garnesson, managing director de Sevensenders France, plateforme export de colis au départ de la France, affûte ses armes…

Mais la logistique est présente partout sur le salon : sur l’espace start-ups, sur les stands de la Chine ou d’Amazon.

Amazon met en avant sa marketplace Amazon business, à destination des professionnels : outillage, informatique, fournitures de bureau ou matériel médical. Cette plateforme a pour vocation de transformer le marché du B to B.

Autre innovation internationale de taille. Pour la première fois, les routes de la soie sont présentes. Le prestataire ferroviaire propose un service régulier par voie ferrée, entre la Chine et Duisburg, en seulement 2 semaines. La cible est directement l’importation de produits via les grandes plateformes e-commerce chinoises. Mais c’est aussi peut-être une opportunité pour rééquilibrer les échanges et faciliter l’exportation vers la Chine. Le transport par train, qui se présente comme un intermédiaire entre l’avion et le transport maritime, apporte une pertinence environnementale et constitue une innovation majeure.

La livraison collaborative est particulièrement présente, avec les start-ups Yper, Shopopop et Courseur, qui proposent des livraisons au départ des surfaces commerciales ou des drives effectuées … par des particuliers. Les discussions avec ces sociétés font état d’un marché en très fort développement. Les acteurs de la distribution, qui étaient très prudents jusqu’à peu sur ces formes de livraison, les considèrent maintenant comme des solutions pérennes et conformes à la réglementation.

Les livraisons décartonnées sont aussi très présentes sur le salon. La société Vert Chez Vous (groupe Labatut) annonce l’ouverture de son espace logistique urbaine de Lyon centre. Cet espace permettra la livraison de colis B to B et de palettes en moyens décarbonés.

Parmi les start-ups, nous avons relevé l’innovation présentée par la société Galam Robotics. Il s’agit d’un robot de stockage adapté aux petits espaces logistiques urbains ou aux réserves des magasins.  Cet automate de stockage particulièrement innovant permet de gagner des m² rares et d’optimiser le rangement des colis dans les réserves.

Un des événements du salon, c’est la table-ronde du 26 septembre à 10h30 sur la thématique « La logistique urbaine : enjeu serviciel et sociétal ». Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et fondateur du bureau d’études Logicités, participera à cette table-ronde, en compagnie d’Alexandre Berger (La Poste), Antony Deniau (Franprix) et Pierre Beharelle (Norauto). Ne manquez pas ce débat qui promet d’être passionnant !

Bon Paris Retail Week 2019 !

Logistique urbaine : qu’avez-vous manqué cet été ?

Vous pensez avoir manqué des informations importantes cet été ? Logicités vous fait un résumé de quelques-unes des principales informations de l’été concernant la logistique urbaine et le dernier kilomètre.

43% : c’est la part du vide dans les colis e-commerce

La société DS Smith Packaging, spécialiste du carton ondulé, vient de publier un livre blanc « L’économie de l’espace vide ». L’étude sur laquelle s’est fondé ce livre blanc montre que la part du vide dans les conteneurs maritimes est de 24% dans le monde. Dans 60% des envois e-commerce, le vide représente plus du quart du volume transporté. Cela correspond à une moyenne, concernant les colis e-commerce, de 43% de vide.

La responsabilité des e-marchands, mais aussi des fabricants d’emballages et de machines d’emballage est alors énorme. La réduction du vide dans le transport constitue un des principaux enjeux logistiques pour les années qui viennent.

Une start-up de la logistique urbaine disparaît

La société Oxipio, société de livraison du dernier kilomètre en véhicules 100% propres, qui avait repris l’exploitation du CDU de Lille et qui s’était implantée à Lyon et Chambéry, a été mise en liquidation judiciaire en juillet. Malgré le soutien de la Caisse des Dépôts et la pertinence du modèle environnemental, Oxipio n’a pas pu associer son développement à une rentabilité du modèle. Il s’agit là d’une triste nouvelle pour la logistique urbaine. Oxipio rejoint le lot des sociétés de livraison urbaine qui ont connu les mêmes difficultés lors des dernières années : The Green Link, Alternmobil, City Logistics par exemple.

Deliveroo quitte l’Allemagne

Deliveroo a décidé d’arrêter son service en Allemagne. Après 4 ans de présence sur le marché allemand, Deliveroo a annoncé brutalement le 16 août l’arrêt de son service. La vive concurrence, mais aussi l’absence de modèle économique ont incité cette société à quitter ce grand marché européen. La foodtech a un goût amer pour les 1100 livreurs Deliveroo et les 2000 restaurants partenaires de la société en Allemagne.

Deliveroo a promis aux livreurs de les indemniser avec un premier paiement à hauteur de 10 jours de chiffre d’affaires, puis un second paiement plus tard correspondant à 15 jours, ce qui reste une faible compensation.

On peut s’interroger sur la pérennité en France du modèle de Deliveroo alors que cette société s’intéresse à des segments à plus forte valeur ajoutée : la fabrication en cuisine centrale des repas, la négociation de produits achetés pour le compte des restaurateurs.

Deliveroo a levé depuis sa création 1,53 milliard $, dont récemment 575 millions $ auprès d’Amazon.

La livraison instantanée de Carrefour passe d’une heure à 30 minutes

Carrefour a décidé de confier à Glovo la livraison instantanée dans 4 pays : France, Espagne, Italie et Argentine. Dans certaines grandes villes, dont Paris, la promesse de livraison sera réduite d’une heure à 30 minutes seulement. Plus que jamais, le délai de livraison devient un enjeu. Toutefois, seulement facturé 3,90 €, ce mode de livraison permet-il un modèle économique pérenne ?

Une des préoccupations de Carrefour sera sans nul doute de gérer la sécurité du transport dans un contexte de livraison de plus en plus rapide. La startup espagnole a récemment fait l’objet de manifestations et protestations sur les réseaux sociaux suite à la mort d’un livreur à Barcelone. Un des challenges de cette offre sera de trouver un équilibre entre offre rapide de livraison et sécurité des conditions de travail. Est-ce un pari impossible ?

Amazon annonce la fin des boutons Dash

Les petits boutons collés sur le réfrigérateur, qui permettent de commander instantanément des produits en rupture dans son placard feront partie de l’histoire de la logistique urbaine. Comme d’autres services, tels Instant Pickup, Amazon met fin à l’expérience le 31 août. La raison ? La technologie est déjà dépassée et s’est fait cannibalisée par les enceintes Amazon Echo. Plus besoin d’appuyer sur un bouton, il suffit de commander via l’enceinte !

Plusieurs millions de boutons Dash partiront à la poubelle. Peut-être feront-ils la joie des collectionneurs ?

Fedex ne renouvelle pas son contrat avec Amazon

Fedex a pris la décision, lourde de conséquences, de ne pas renouveler son contrat de livraison aux Etats-Unis avec Amazon. Les raisons sont essentiellement économiques, mais aussi stratégiques. Amazon a déjà largement anticipé ce virage en mettant en place sa propre organisation de livraison avec un objectif majeur : réduire le coût logistique global, qui est très peu répercuté au consommateur.

UPS filialise la livraison en drone

L’opérateur a décidé de créer une société dédiée à la livraison en drone. UPS a déjà mis en service une première ligne pour du transport de produits de santé en Caroline du Nord. Avec sa nouvelle filiale UPS Flight Forward, l’objectif est d’obtenir une certification de la FAA et de mettre en œuvre des lignes de transport pour la desserte de zones reculées.

Un premier Espace Logistique Urbain à Montréal …

Dès septembre, un espace logistique urbain sera mis en place dans l’ancienne gare d’autocars Berri, au centre de Montréal. L’entreprise de livraison LVM exploitera ce site particulièrement bien placé et effectuera les livraisons en vélocargos. Une excellente initiative mise en œuvre par la Mairie de Montréal en partenariat avec Jalon MTL.

…et un nouvel Espace Logistique de Proximité à Paris

Sogaris a lancé le 14 août le chantier de l’ELP de la Porte de Pantin. Situé sous le boulevard périphérique, ce nouvel espace de 860 m² sera exploité par FM Logistic et Ecolotrans.

Le groupement avait été lauréat de l’appel à projets lancé par la Ville de Paris pour l’exploitation de cet espace remarquablement bien situé, qui permettra une livraison en véhicules propres du centre de Paris.

Ebay se lance dans le fulfillment !

Ne disposant pour le moment d’aucun service logistique, Ebay a décidé de transformer son modèle en proposant à ses vendeurs de leur confier leur stock et de préparer leurs commandes. Ce service, qui sera lancé en 2020 aux Etats-Unis, s’apparente au service d’Amazon «Expédié par Amazon» ou FBA (Fulfillment by Amazon).

Ebay deviendra alors un nouveau prestataire logistique pour le compte de ses vendeurs.

Des points relais collaboratifs en test au Danemark

Zalando et PostNord ont démarré le test d’un réseau de points relais collaboratifs à Copenhague et Aarhus.  Ce sont des particuliers, notamment des retraités, qui sont recrutés pour collecter les colis e-commerce de leurs voisins. Plusieurs expériences récentes, sans suite pour le moment, ont été mises en œuvre en France. Cette expérience danoise est intéressante, étant mise en place avec un e-marchand (générateur de flux) et un transporteur (gérant physiquement les flux de transport et le système d’information).

Un nouveau modèle de robot de retrait de courses alimentaires

La société estonienne Cleveron a mis au point un conteneur totalement robotisé, à une température ajustable (par exemple 2°C) permettant de servir de point de retrait automatique de courses alimentaires. Ce modèle, existant en 2 formats et permettant également un conteneur en froid négatif, peut être placé près d’un supermarché, sur un parking ou en centre-ville.

Un nouveau modèle de magasin automatisé

Le spécialise de l’outillage Würth a mis en place avec la start-up française Belive.Ai un magasin d’outillage automatique, qui fonctionne avec un suivi par caméra. Le premier magasin de ce type est mis en service en Allemagne.

Un hôtel logistique à Lyon

La nouvelle était attendue. La CNR a choisi comme lauréat, dans le cadre de l’appel à projets concernant un terrain à Gerland, un groupement constitué de LPA, la SERL, La Caisse des Dépôts et Poste Immo. Le nouveau site en étage de plus de 28 000 m² sera livré fin 2020 !

La revue Urbanisme publie un numéro spécial sur la Logistique Urbaine. 

« Livrer les Urbains », c’est le titre du numéro spécial sur la logistique urbaine auquel ont participé de nombreux experts : Laetitia Dablanc, Florence Toilier, Mathieu Gardrat, Adeline Heitz ou le bureau de recherche 6t. Jérôme Libeskind a participé à ce numéro spécial en écrivant un article de fond sur les innovations technologiques et notamment les véhicules autonomes et robots de livraison de colis. Un numéro à commander sans attendre !

L’exposition Les routes du Futur est prolongée jusqu’au 15 septembre !

L’exposition sur l’avenir des autoroutes, voies rapides de l’Ile-de-France et du boulevard périphérique, qui est présentée au Pavillon de l’Arsenal, est prolongée jusqu’au 15 septembre. Logicités a participé à l’équipe l’Atelier des Mobilités, avec notamment D & A, Setec, APRR, 6t pour concevoir un projet prenant en compte les problématiques de mobilité des personnes et des marchandises. Comment prévoir l’évolution de ce réseau magistral, sa meilleure intégration dans la ville, l’utilisation de ce réseau pour des solutions de logistique urbaine ? Venez découvrir les projets des 4 équipes lauréates de cet appel d’offres lancé par le Forum Métropolitain du Grand Paris.

Bonne rentrée logistique  !

Dernier kilomètre : faut-il s’inquiéter des plates-formes numériques ?

Les plates-formes numériques prennent progressivement une place dominante dans de très nombreux secteurs de l’économie. Par le service apporté, la simplicité pour le consommateur, la qualité de l’information, elles modifient souvent de façon radicale les relations entre des offreurs de produits ou de services et leurs clients. Rapidement, elles deviennent indispensables au fonctionnement même d’un secteur économique. C’est par exemple le cas de Trip Advisor ou de Booking, qui ont progressivement relégué le modèle traditionnel du classement des hôtels en étoiles à l’archéologie du tourisme.

C’est le cas de Blablacar ou Drivy dans l’économie collaborative, d’Uber ou du modèle de market place comme celui d’Amazon ou d’Ebay dans la vente de produits.

Peu de secteurs échappent au modèle de market place et de plateforme numérique.

Sur le plan économique, le modèle est assez simple. Un site propose des offres et se rémunère en pourcentage sur les transactions. Le pourcentage variera suivant le niveau de services apporté et surtout la visibilité.

Contrairement à d’autres secteurs, le transport de marchandises ne correspond pas à un modèle unique. Des plates-formes comme Everoad ou Fretlink, mais aussi Wefret ou Fretbay ont choisi comme orientation des trajets interurbains ou internationaux. C’est en quelque sorte l’équivalent numérique de la bourse de fret, avec un message vertueux, celui de mieux occuper les capacités roulantes.

Un second modèle est celui des solutions de livraison du dernier kilomètre, permettant de mettre en relation des transporteurs, souvent des coursiers ou des VUL, avec des commerçants, magasins physiques ou e-marchands et des restaurants. Le but est alors de répondre à la demande croissante de livraison rapide en ship-from-store en optimisant les parcours. Une communauté de transporteurs ou de livreurs indépendants est connectée à cette plate-forme et est mise en relation avec un point de vente qui génère des demandes des clients. Il y a dans ce cas non pas 1 intermédiaire (comme Booking) mais 2 intermédiaires entre le transporteur et le client destinataire (la plate-forme et le magasin).

Les modèles les plus connus sont Colisweb, Deliver.ee, Myboxman, mais aussi Stuart, Seven Senders, Deliveroo, Foodora, Zeloce, …

D’autres modèles, totalement collaboratifs, comme You2you, Cocolis, Yper ou Shopopop, s’inscrivent dans l’économie du crowdsourcing.

Au-delà des modèles, souvent différents, orientés vers un segment de marché ou un territoire, se posent de nombreuses questions.

Le premier sujet est réglementaire, avec deux facettes différentes de cette réglementation.

La profession du transport de marchandises en réglementée. Si le véhicule utilisé (notamment les moins de 3,5 t) est motorisé, le transporteur doit détenir une attestation de capacité de transport léger de marchandises. Cela pose le problème des particuliers qui interviennent sur des activités de transport de biens au travers de ces plates-formes, souvent avec leur voiture personnelle. Cela pose aussi le problème des transports effectués à scooter, de plus en plus fréquents.

Si la livraison est effectuée à pied, en transports en communs ou en vélo, cela ne pose pas de problème particulier. L’assistance électrique est assimilée au vélo jusqu’à 250 w. La livraison à vélo s’est d’ailleurs beaucoup développée de ce fait par les plates-formes de repas, accessoirement pour des raisons environnementales.

Force est de constater que, malgré les règles mises en place par les plates-formes, environ 15% des transports réalisés par les plates-formes du dernier kilomètre sont réalisées à scooter, très souvent sans attestation de capacité et sur initiative personnelle du livreur.

D’autre part, la profession s’insurge contre le développement de transports en VUL, souvent immatriculés dans un autre pays, sans attestation de capacité.

Le second volet réglementaire est celui du commissionnaire de transport. Nombre de plates-formes estiment ne pas avoir besoin d’être commissionnaire. Elles jouent un rôle de mise en relation, comme dans d’autres secteurs, entre un donneur d’ordre et un client et prélèvent une commission pour ce service. Or le code des transports stipule que le commissionnaire organise et fait exécuter, sous sa responsabilité et sous son propre nom, un transport de marchandises pour le compte d’un commettant. De nombreuses plates-formes interviennent bien dans ce cadre.

La profession du transport là encore, s’inquiète de la dérive que constitue le modèle de plate-forme qui n’est pas toujours commissionnaire de transport.

Dans ce débat, le gouvernement prend souvent des positions  « molles » et contradictoires, au gré des débats et des groupes de pression. La mission sur les VUL, pilotée par le député Damien Pichereau, a tout simplement « oublié » d’auditionner les plates-formes, et d’ailleurs également les experts logistiques et l’Aslog. Les conclusions sont donc nécessairement partielles et orientées. La Ministre des Transports, met en avant, lors de Vivatech, une plate-forme collaborative de déménagement, au grand dam de la profession qui critique ouvertement ces modèles. Nous voyons là 2 positions totalement opposées.

Depuis plusieurs années, a contrario, nous constatons une absence quasi totale de contrôle qui laisse penser que l’enjeu que représente l’emploi de centaines de milliers de micro-entrepreneurs, avec souvent des situations précaires, prend le dessus sur les règles en place souvent anciennes.

Le second risque mis en avant par les professionnels est la propriété des données. Une plate-forme devient vite propriétaire de nombreuses données, qui peuvent alors être commercialisées et utilisées. Ainsi, Deliveroo devient propriétaire ou détient… le fichier de clients des restaurants affiliés. Quoi de plus simple alors que de créer ses propres cuisines et simplifier la chaîne logistique, au détriment des restaurateurs qui verront alors s’évaporer leurs clients. Mais cette clientèle existerait-elle sans Deliveroo ?

Les transporteurs sont à juste titre très inquiets du risque que représente ce transfert de propriété de données qui concernent les clients, les prix, les conditions d’un contrat commercial.

Un troisième risque est la tendance à la baisse des prix. Une plate-forme est un intermédiaire, qui certes apporte un volume d’activité, mais perçoit une marge souvent significative. Que reste-t-il au transporteur ? Les modèles low cost comme la livraison collaborative, l’emploi de micro-entrepreneurs, le transport « illégal » constituent autant d’opportunités de baisse de prix du transport. Les fédérations s’en inquiètent. On peut toutefois modérer ces messages par le fait qu’un commissionnaire est rarement gratuit et que le transporteur est depuis longtemps soumis à des pressions tarifaires.

Tous ces sujets montrent que le débat est plus que jamais ouvert et que les acteurs au plus haut niveau de l’Etat véhiculent des messages souvent très contradictoires. Le combat des start-ups contre l’économie réelle est alors engagé !