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L’année 2015 a vu la naissance en France de deux réseaux de consignes collectives. Tout d’abord celui de la Poste, les Pickup Stations, que l’on commence à voir notamment autour des gares de la périphérie parisienne, mais aussi autour des bureaux de Poste des métropoles régionales. La Poste avait déjà mis en place un réseau depuis 2005, celui de Cityssimo, qui a été arrêté probablement du fait de l’absence de maillage (35 points seulement) et du modèle économique qui faisait supporter la location d’espaces commerciaux.

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Un autre opérateur postal, le groupe InPost, présent dans 22 pays et premier opérateur mondial de consignes automatiques, s’est implanté en France avec sa marque Abricolis. Les consignes Abricolis sont installées autour de stations-services (partenariat avec Total), de centres commerciaux (Casino, Carrefour), de supermarchés, de gares. Le réseau InPost se développe très rapidement sur l’ensemble du territoire. Ainsi, environ 50 consignes sont déjà installées en région parisienne.

Inpost

Ces deux réseaux ambitionnent chacun 2000 à 2500 points afin de couvrir le territoire français. Fin 2015, nous pensions que ces deux réseaux, qui complèteront les 4 réseaux traditionnels de points relais, permettront de satisfaire la demande naissante de ce type de retrait.

Il n’en est rien. En quelques mois, deux nouveaux réseaux sont apparus, avec des spécificités par rapport aux réseaux Pickup et Abricolis.

Il s’agit tout d’abord du réseau Amazon Lockers. Déjà présent en Grande Bretagne avec plus de 1000 consignes, localisées dans les centres commerciaux, sur les parkings, à l’intérieur de magasins, Amazon a commencé à installer ses consignes à Paris.

Ainsi, lorsque nous commandons un produit sur Amazon, parmi les solutions de retrait proposées apparaissent les Amazon Lockers. La vitesse de déploiement des solutions Amazon laisse penser que le réseau des Amazon Lockers sera très prochainement aussi dense que celui de ses deux concurrentes.

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Plus récemment, un quatrième réseau est né, celui de Bolloré avec BlueDistrib.

Déjà 10 consignes BlueDistrib sont installées, actuellement dans les stations d’Autolib.

Le concept de BlueDistrib est légèrement différent.

Il concerne à la fois les e-marchands, dont C-Discount, mais aussi les commerces de proximité. Bolloré dispose déjà des emplacements dans les stations Autolib, avec la contrainte de la taille. C’est un atout important permettant un déploiement significatif. Contrairement à ses concurrents, les consignes sont petites, avec seulement 16 cases. La raison en est probablement l’étroitesse des espaces Autolib. A terme, l’avantage de la consolidation des flux sera peut-être moins pertinent que pour les grands ensembles de consignes comme ceux de ses 3 concurrents.

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La grande nouveauté est que, pour la première fois, la consigne est reconnue comme du mobilier urbain, au même titre que les stations de Velib, les stations d’Autolib et les kiosques.

Les consignes représentent un avantage environnemental majeur : un accès 24 h/24 évitant l’échec à la première présentation du colis, estimé par la Fevad à 23%. Par ailleurs, livrer plusieurs colis au même emplacement permet de réduire le nombre de livraisons et constitue un autre avantage environnemental. C’est aussi un service au consonaute que nous sommes tous, l’accès aisé à ses colis 24h/24, 7j/7.

Ces quatre réseaux, puisque c’est le nombre qu’il faut aujourd’hui retenir doivent-ils se développer en milieu urbain chacun de son côté ? Il y a probablement urgence à mutualiser les emplacements et permettre au consommateur, quel que soit le réseau choisi par son e-marchand, de récupérer facilement son colis. Il revient donc aux collectivités locales de prévoir dans les villes des espaces permettant d’accueillir non pas une consigne d’un réseau mais les 4 consignes des 4 réseaux au même emplacement. Certains transports pourront ainsi être mutualisés. Colis Privé est déjà transporteur d’InPost et appartient à Amazon.

 

Comme chaque année, cette période est celle du bilan et, pour ce qui concerne ce blog, des évènements logistiques qui ont marqué 2015. Se limiter à 5 est un exercice compliqué, qui a amené à mettre de côté l’arrêt de l’écotaxe, la transition énergétique, la Conférence Nationale Logistique ou la COP 21.

Les 5 bonnes nouvelles de 2015

  • L’émergence de la livraison collaborative

En 2015, une nouvelle forme de livraison est apparue en France, la livraison collaborative ou le crowdshipping. Un pan entier de l’économie collaborative apparait au travers de la livraison de colis, repas, encombrants, achats de proximité par une communauté de particuliers. Avec une segmentation constituée de l’international aérien ou route, de l’interurbain, et du dernier kilomètre local, le crowdshipping voit émerger dans le monde entier des dizaines voire des centaines de start-ups. Lire la suite

 

Le 13 octobre prochain, l’Aslog organise une matinale exceptionnelle autour des dernières initiatives de Logistique Urbaine en région lyonnaise. Ce colloque, qui aura lieu à l’Ecole Centrale de Lyon, sera constitué de différentes interventions.

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Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce, fondateur de Logicités, exposera les grandes évolutions de la logistique urbaine : la consolidation des flux, la transition énergétique, mais aussi la livraison collaborative.

Renault Trucks nous présentera le projet du Maxity Electrique avec prolongateur d’autonomie fonctionnant à l’hydrogène. Ce camion électrique, qui dispose de 200 km d’autonomie, est actuellement testé par La Poste.

Bertrand David et René Chalon, professeurs à l’Ecole Centrale de Lyon, nous exposeront le projet d’aires de livraison du futur.

InPost nous exposera le modèle de livraison B to C en consignes, qui se déploient progressivement sur l’ensemble du territoire, notamment à Lyon.

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