Une solution venant de Scandinavie pour la livraison à domicile des achats effectués sur internet

image mywaysVous achetez sur internet et n’êtes pas chez vous pour réceptionner les colis ? DHL vient de mettre en pratique, à Stockholm, une solution très originale par son concept, l’implication d’acteurs tiers et son fonctionnement. L’idée de MyWays (c’est le nom de cette plate-forme), part d’un principe simple :

  • – De nombreux internautes sont disposés à payer un peu plus pour se faire livrer à l’heure et le lieu qu’ils souhaitent
  • – De nombreux habitants (étudiants par exemple) sont prêts à effectuer ces livraisons moyennant une petite rémunération.

DHL a eu l’idée, actuellement en test pour un de ses clients (Addnature), de faire développer une application smartphone qui met en relation les demandes des internautes et les offres des « livreurs occasionnels ».

L’internaute indique lors de la passation de la commande le lieu, date et heure souhaitée de livraison (par exemple le soir), le prix qu’il est disposé à payer en complément. L’offre est publiée sur l’application mobile MyWays, à la disposition des personnes disposées à effectuer cette livraison. Le « livreur », abonné au service MyWays, se déclare, demande à récupérer le colis à un point DHL proche de chez lui et effectue la livraison.

Ce service, certes encore en test, est une vraie évolution (ou révolution) dans la livraison du dernier kilomètre, car il transforme les individus en livreurs et apporte ainsi un service aux internautes pour  la récupération du colis à l’horaire souhaité.

Il constitue également une évolution vertueuse dans le sens des services à la personne, mais aussi de création de petits jobs par exemple pour les étudiants, qui constituent la majorité des livreurs déclarés.

Cette expérience originale pose cependant de nombreux problèmes : responsabilité, assurance, suivi informatique de la livraison, gestion des souffrances. Le transport est un métier. Dans le cas présent, il est effectué par des non professionnels. Mais les avantages sont nombreux : réduction des nuisances environnementales, liens sociaux, service aux internautes.

Cette expérience tout à fait novatrice est-elle réalisable en France ? La situation de la France et notamment de Paris, n’est pas du tout comparable, sous de nombreux aspects, avec Stockholm. Mais ne nous arrêtons pas sur ces préjugés! La croissance exponentielle, au rythme de 20% par an, des achats sur internet nécessitera la recherche de solutions nouvelles. Celle-ci en est peut-être une, bien sûr basée sur la confiance. Mais c’est déjà le cas dans de nombreux cas, comme par exemple le covoiturage ou les achats sur Ebay.

https://www.myways.com/

La Canopée, une occasion rêvée pour la logistique urbaine à Paris…

2013-10-23 13.28.242013-10-23 13.23.112013-10-23 13.23.592013-10-23 13.28.34

L’idée venait de Napoléon 1er, mais c’est son neveu, Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III, qui réalisa la construction des Halles de Paris. Plus exactement, le chantier avait débuté en 1847 et avait été interrompu par la révolution de février 1848. Napoléon III chargea son tout nouveau Préfet de la Seine, Georges Eugène Haussmann, de réaliser le projet.

Le grand visionnaire qu’était Napoléon III avait des idées très arrêtées sur l’architecture des Halles. « Ce sont de vastes parapluies qu’il me faut, rien de plus ». Napoléon III ne voulait pas de pierre. Il voulait du fer et du verre. C’est le cahier des charges que le baron Haussmann imposa à Victor Baltard, qui était plus habitué aux constructions en pierre, par son passé de Grand Prix de Rome.

C’est ainsi que les Halles de Paris, qui devaient à l’origine être desservies par un chemin de fer souterrain, furent réalisées. 6 pavillons de 2400 mètres carrés chacun, puis 4 autres pavillons de 2925 m² chacun, avec deux niveaux de caves, le tout sur un terrain d’environ 33 hectares.

Au cœur même de la distribution des marchandises dans Paris pendant un siècle, ce site est aujourd’hui à nouveau en chantier. Nous découvrons le chantier de La Canopée, réalisée par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti. Le fer est bien là, le verre aussi. Le parapluie cher à Napoléon III est l’idée même de cet ouvrage. Les architectes ont ajoutés le bois.

Nous trouverons dans cet ensemble des commerces, une bibliothèque, un conservatoire et même un centre de hip hop. Mais qu’en est-il de la fonction de logistique urbaine ? Ce magnifique site au cœur de Paris aurait été une occasion parfaite pour y intégrer un Espace Logistique Urbain, permettant la desserte avec des moyens respectueux de l’environnement des quartiers centraux de la capitale.

Nous ne pouvons que regretter qu’au-delà de l’architecture de ce site exceptionnel, inspirée de l’histoire,  La Canopée ne reprenne pas, avec le décalage nécessaire dans le temps, l’idée de ce cœur de Paris voué à la logistique urbaine.