Est-il possible d’utiliser le tramway pour acheminer les marchandises en ville ?

 

Un article sur ce sujet a été réalisé dans le numéro d’Avril 2014 du magazine Acteurs Urbains.

acteurs urbains avril 2014 – tramway marchandises

Jérôme Libeskind insiste en particulier sur l’intérêt de la conteneurisation qui permet de limiter le coût de la rupture de charge. Cet article complète l’étude réalisée par Jérôme Libeskind dans le numéro de décembre 2013 de la Revue Générale des Chemins de Fer.

Le prix de l’innovation SITL 2014 décerné à la société la société Libner et les expérimentations de conteneurisation effectuées par le Cluster Logistique Durable des Hauts-de-Seine montrent qu’il y a dans l’optimisation de la rupture de charge un enjeu majeur de la logistique urbaine. Transférer des conteneurs est plus simple, plus sûr et surtout beaucoup moins onéreux que transférer des marchandises.

Si l’on parlait conteneur ?

En 1956, un industriel américain, Malcolm Mac Lean a imaginé le transport sur bateau de la partie supérieure d’un camion, en l’occurrence le conteneur, afin de palier à la saturation des axes routiers.  Le conteneur maritime a été standardisé quelques années plus tard, en 1961 avec les deux dimensions 20’ et 40’.

En quelques décennies, le transport maritime a été bouleversé par le développement du conteneur. On estime le nombre de conteneurs en circulation dans le monde à plus de 100 millions.

En fait les historiens font remonter le conteneur à 1795, lorsque des exploitants de mines de charbon en Angleterre avaient eu l’idée de créer un conteneur qui pouvait être transféré d’une charrette vers une barge.

Les palettes avion puis ULD (united load devices) sont également apparues dans la fin des années 1950.

La généralisation de ces moyens  a permis une facilité de manutention lors des opérations de rupture de charge, le passage aisé d’un moyen de transport à un autre à l’air libre, donc sans nécessité de local couvert, le respect des marchandises (qualité et sécurité), la maîtrise des coûts.

C’est à partir de ces principes que de nombreuses études et expérimentations ont été effectuées sur la conteneurisation de la logistique urbaine.

Une de ces expérimentation a été le vélocube qui consiste à loger dans le volume d’un conteneur 20’ l’équivalent de 20 petits conteneurs de 1,15 m3 chaque, qui pourrait ainsi aisément passer d’un châssis routier à un châssis cargocyle.

Le Cluster logistique urbaine durable piloté par la CCI des Hauts-de-Seine nous présente sur la SITL plusieurs versions de conteneurs urbains, certains démontables. Le conteneur de 20 m3 (3 par semi-remorque) permet de passer d’une semi-remorque à un porteur de distribution urbain (électrique par exemple) ou d’une barge vers un châssis de porteur urbain.

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Ces expérimentations témoignent d’une réelle avancée vers des solutions industrielles, nécessitant des moyens faibles (notamment l’absence de moyens immobiliers) et basés sur la productivité.

Cargocycle ou porteur électrique, la logistique urbaine ira vraisemblablement vers des solutions industrielles permettant de parvenir à des chaînes logistiques efficaces et fiables, mais aussi supportables sur le plan financier.

Le principal coût étant la rupture de charge, ces expérimentations ont le mérite de toucher directement à ce poste qui constitue un des principaux obstacles vers la mise en œuvre de solutions de logistique urbaine.

Alors vive le conteneur !

La Base Intelligente de Logistique, une des innovations présentées à la SITL

Une des nouveautés présentées à la SITL est la base intelligente de logistique, réalisée par la société française Libner.

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Construite à Niort, ce véhicule électrique urbain, dont la capacité tel que présenté sur le salon est de l’ordre de 2 m3 (1 palette 80 x 120) a la particularité d’être présenté comme intégré dans un véhicule porteur contenant 13 palettes.

Ainsi, le porteur peut s’approcher au plus près de la zone dense urbaine, et libérer le véhicule de livraison urbaine situé à l’intérieur même du camion. Les palettes ou contenants peuvent être acheminés automatiquement à l’intérieur du véhicule.

Ainsi, on transforme un camion en ELU (espace logistique urbain) mobile à l’instar de ce qui a été fait par TNT à Bruxelles.

En quelque sorte un immobilier qui se déplace…

Le fonctionnement de cette base logistique urbaine mobile est tout à fait impressionnant et mérite l’attention.

Après l’immobilier logistique flottant réalisé par Vert Chez Vous, nous découvrons l’immobilier logistique roulant