La circulation alternée – un premier bilan pour la logistique urbaine.

camion GNV Monoprix

La mesure exceptionnelle prise hier de circulation alternée répondait à une situation d’urgence. Elle ne résout bien évidemment rien sur le long terme mais a le mérite de focaliser l’attention sur les externalités négatives de la circulation automobile, notamment les véhicules fonctionnant au diesel.véhicule poids lourd Modec

L’analyse de la situation en ce qui concerne la distribution des marchandises est intéressante.

Les pouvoirs publics ont pris le soin d’exclure de la mesure les véhicules en charge de l’approvisionnement des populations (véhicules d’approvisionnement de marchés, de commerces d’alimentation, de cafés et restaurants, livraisons de denrées périssables, véhicules frigorifiques, camions-citernes, …), les véhicules utilitaires légers, les camions de déménagement.

La presse s’est largement fait l’écho de la situation absurde liée à l’oubli d’exclusion de la circulation alternée des véhicules poids lourds « propres ». Les véhicules poids lourds électriques, au GNV ou hybrides étaient ainsi traités comme les autres poids lourds, c’est-à-dire interdits de circulation pour les plaques comportant un numéro pair.

Au-delà de l’analyse que nous pouvons faire de cette situation ou de l’oubli regrettable, nous constatons une méconnaissance par les autorités publiques de l’évolution de la logistique urbaine et des efforts entrepris par certaines entreprises.

Plusieurs transporteurs ont massivement investi dans l’acquisition de flottes de véhicules électriques, au GNV, ou hybrides, ceci avec un esprit visionnaire, citoyen et entrepreneurial.

Nous voyons ainsi dans les rues des grandes villes des véhicules électriques MODEC, RVI ou SMITH INDUSTRIES, des véhicules au GNV IVECO, des véhicules hybrides FUSO, pour ne citer que quelques-uns des constructeurs.

Ces transporteurs ou groupes de distribution, qui adoptent une démarche vertueuse, doivent être connus, reconnus et encouragés. C’est par exemple le cas de Deret, de Geodis ou de Monoprix.

cf. à ce sujet l’article publié dans ce blog sur l’e-mobility.

Le choix de véhicules propres ne constitue qu’un des maillons de la logistique urbaine, mais il a le mérite d’être visible et d’avoir des effets immédiats sur la pollution des agglomérations.

Puisque le poids lourd « propre » est tant méconnu, pourquoi les résultats, semble-t-il fructueux, de la verbalisation des plaques à nombre pair, ne serviraient-ils pas à subventionner l’acquisition de ces véhicules ?

Hervé Bazin, était peut-être visionnaire en écrivant (Le démon de minuit) : « La sirène d’une très lointaine usine, le passage d’un poids lourd dans la rue (…) annoncent l’imminence du jour. »

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