Les programmes d’Anne Hidalgo et de NKM sur la logistique urbaine sont-il vraiment si proches ?

Le débat organisé en décembre par l’Afilog entre les deux principales candidates parisiennes semblait conclure sur une convergence de vues en ce qui concerne la logistique urbaine.

La publication dimanche 26 janvier dans le JDD de l’interview de Nathalie Kosciusko-Morizet sur ses projets d’aménagement de Paris peut laisser penser que les différences sont en fait sensibles.

En effet, NKM indique dans cet interview que la ville est « de plus en plus stressée, polluée, bruyante ».

Le rôle de la voiture dans Paris est clairement mis en cause.

« Il est normal de vouloir limiter la place de la voiture en ville, et d’ailleurs toutes les métropoles mondiales le font », indique Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Je veux expérimenter une piétonnisation partielle sur les quatre arrondissements du centre – les 1er, 2e, 3e et 4e –, ainsi que sur les « collines » de Paris, la montagne Sainte-Geneviève, Montmartre, Belleville. »

« J’y ferai deux propositions soumises au référendum : 1) réserver l’accès aux véhicules des résidents et aux livraisons, comme à Rome, avec un service de navettes et des parkings en bordure ; 2) faire un quartier tout électrique, c’est-à-dire réservé – hormis les résidents – uniquement aux véhicules électriques. Les deux solutions peuvent s’articuler. Bien sûr, cela ne concerne pas les grands axes circulants, comme le boulevard Sébastopol, la rue de Rivoli, la rue Réaumur, la rue Saint-Jacques… Je veux aussi mettre en œuvre un outil que j’ai forgé dans le Grenelle, la Zapa [zone d’actions prioritaires pour l’air], qui permet d’interdire, selon un calendrier défini à l’avance, les poids lourds et les cars les plus polluants dans Paris. »

A contrario, Anne Hidalgo ne parle pas directement de quartiers piétons mais d’une meilleure utilisation des sous-sols parisiens et de favoriser la « mixité fonctionnelle des immeubles ».

Elle veut clairement résoudre le problème du diesel et s’appuyer sur les infrastructures de multimodalité existantes (fleuve, gares, autoroutes).  Anne Hidalgo soutient les idées de conciergeries en pied d’immeubles ou les minis plateformes aménagées en sous-sol (parkings publics et privés, métro…).

Ce qui est certain, c’est que, dans quelques mois, les choses vont réellement changer car, pour la première fois, la logistique urbaine est au cœur des programmes des deux principales candidates.

Comme disait Georges Pompidou, « arrêtons de nous boucher les yeux » !

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