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Véhicules électriques : la transition énergétique est en marche !

Serpent de mer depuis des années, l’utilisation de véhicules électriques pour la livraison urbaine a pendant longtemps trouvé peu d’adeptes. Certaines entreprises comme Deret ou Geodis, faisaient figure de pionniers, avec les premiers parcs de véhicules Modec ou Fiat Electron Gruau. D’autres acteurs, à l’instar de Chronopost, ont développé des flottes avec des petits véhicules urbains Mooville, Goupil Citroën Berlingo. Greenway, racheté par le groupe Labatut, a misé sur le Renault Maxity.

Toutes ces expériences, et quelques autres, comme celles d’Ecolotrans, faisaient face aux mêmes problématiques liées aux véhicules électriques : prix élevé, autonomie faible, manque de fiabilité de certains modèles ou de certains fournisseurs.

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Un drive peut en cacher un autre

Le cabinet Nielsen a récemment publié une étude indiquant que le nombre de drives en France a dépassé les 4000. Sur ce chiffre d’exactement 4036 drives alimentaires, 3148 sont des click & drive, c’est-à-dire des espaces dédiés avec des pistes de stationnement et chargement. Ce sont des espaces accolés aux magasins ou « solo », c’est-à-dire des drive-entrepôt sans magasin. Ce modèle de retrait, créé en France il y a seulement 17 ans, par Auchan à Leers, continue à se développer au rythme de 5 par semaine, malgré un phénomène proche de la saturation.

Il commence à s’étendre à d’autres segments que l’alimentaire, comme les jardineries, le bricolage, les fruits & légumes, le jouet ou le B to B (fournitures de bureau, produits de bâtiment, etc.).

Ce modèle de retrait e-commerce correspond aux besoins des particuliers actifs, se déplaçant quotidiennement en voiture. Le modèle du drive est par nature périurbain. A quelques exceptions près, comme le Carrefour Market rue de Lyon à Paris, les drives n’existent pas en milieu urbain dense.

Pourtant, les consommateurs ont les mêmes besoins de gain de temps, commande à distance, facilité de retrait. L’achat des courses alimentaires reste souvent une corvée. Nous sommes bien loin de « l’achat plaisir » lorsqu’il s’agit des courses quotidiennes ou hebdomadaires. La principale différence de mode de vie entre les habitants urbains et des péri-urbains est la mobilité. 62% des parisiens n’ont pas de véhicule. Sur l’ensemble de l’Ile-de France, ce sont 33% des habitants qui ne sont pas véhiculés. Cette tendance n’est pas uniquement parisienne. Les ménages non véhiculés concernent toutes les grandes villes : 42% à Lille, 37% à Strasbourg, 34% à Nice… Il est fort probable que ce taux augmente avec le développement de solutions d’autopartage, de mobilité douce et de transports en commun.

Les grands distributeurs s’interrogent alors sur leur façon de réinvestir la ville, les cœurs urbains denses, dans lesquels vivent une partie de leurs clients potentiels.

La tendance la plus visible est celle des petits formats de vente urbains, qui se développement dans les grandes métropoles à un rythme soutenu, proche de 10% par an. Ces petits formats, souvent avec des espaces snacking, proposent des assortiments assez limités mais très orientés foodtech : jus d’orange frais, produits prêts à consommer ultra-frais, plats préparés, produits bio,  espace de consommation sur place.

Les principales enseignes sont Carrefour, Auchan, Monoprix, Franprix, mais aussi Intermarché.

Mais ces formats ne correspondent pas nécessairement à la problématique des courses hebdomadaires.

Ce secteur est la cible privilégiée des supermarchés online, tels Auchandirect, Ooshop ou Houra, qui ne proposent pas nécessairement leur service dans toutes les agglomérations.

Plusieurs modèles récents, basés sur le principe du drive piéton, semblent émerger.

Carrefour avait fait une tentative en 2013 en testant le modèle dans le Carrefour Market de la gare St-Lazare. Auchandirect avait, en 2014 ouvert un espace de retrait dédié rue Saint-Charles, dans le 15ème arrondissement parisien. Sous une autre forme, DIA avait tenté des consignes de retrait dans un magasin parisien.

Auchan vient d’ouvrir un nouveau modèle, rue de Vaugirard, dans le cadre du nouveau concept de magasin MyAuchan, concentré de services urbains avec point Poste, pressing, snacking, espace tirage photos, etc. Il s’agit d’une consigne automatique réfrigérée qui permet à un client de retirer facilement ses achats effectués sur internet. Seul inconvénient : cette consigne est au fond du magasin, localisation pas nécessairement pratique.

Consigne automatique de retrait réfrigérée dans un magasin My Auchan

Autre acteur, pas nécessairement connu dans les centres villes, E. Leclerc. Ayant compris l’importance de cette clientèle, E.Leclerc a ouvert en test un premier drive piéton à Lille, place de-Bettignies. Preuve de l’importance que ce concept représente pour l’enseigne, ce tout nouvel espace de seulement 50 m² a reçu la visite de Michel-Edouard Leclerc.

Drive piéton E.Leclerc à Lille

Ces deux initiatives très récentes montrent que le commerce de proximité dans les grands centres urbains pourra trouver dans les espaces de retrait une nouvelle fonction, adaptée au mode de vie des habitants.

L’histoire du triporteur

Le triporteur est considéré comme un des moyens de livrer les centres villes de façon plus propre. Mais d’où nous vient ce curieux véhicule hybride, entre un vélo et une voiture ?

La légende nous apprend qu’en 1625, un jésuite missionnaire en Chine, du nom de Ricius, installa sur un agencement de barres et de traverses, 3 roues inégales. Le tricycle est alors né ! Mais c’est bien plus tard qu’il gagna ses lettres de noblesse. Les premiers tricycles apparaissent dans les années 1820 mais il ne s’agit pas encore de triporteurs. Le premier modèle « industriel » de tricycle est réalisé en Angleterre, par James Starley.

Les tricycles sont alors réalisés à des fins de promenade mais pas encore de déplacements professionnels. Lire la suite

Events

Inauguration du plus grand parking privé électrique

Le groupe Star’s Service inaugure le 16 juin 2017 le plus grand parking privé électrique pour véhicules de livraison, situé 11 boulevard Ney, 75018 Paris.  Doté de 50 places pour le rechargement de véhicules électriques, ce parking permettra à Star’s Service de progressivement déployer dans Paris une flotte électrique qui deviendra la première en nombre de véhicule parmi les acteurs privés du transport.

Le groupe Star’s Service a déjà investi dans La Petite Reine et Au Pas de Courses, sociétés spécialisées dans la livraison en cargocycle et triporteurs, montre ainsi son engagement dans la logistique urbaine à Paris.

A l’occasion de cette inauguration, Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce, effectuera une intervention sur le contexte de la logistique urbaine à Paris.

Inscription sur invitation

 

Comment réduire votre empreinte carbone transport ?

Le 12 mai prochain, Supply Chain Magazine et l’Université Paris Dauphine organisent une conférence sur le sujet du transport et de l’empreinte transport.

Cette conférence sera particulièrement riche en interventions et tables rondes. Elle sera l’occasion de faire le point sur la réglementation, sur l’évolution des technologies et le développement des infrastructures pour la transition énergétique. Interviendront notamment TK Blue Agency, Scania, Iveco, TIP Trailer, Renault Trucks, GNvert, Axegaz, Air Liquide, Star’s Service.

Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et fondateur de Logicités, effectuera une présentation introductive sur les grands enjeux de la logistique urbaine.

Les inscriptions sont en ligne sur le site de Supply Chain Magazine.

Matinale ASLOG – RSE – Transport durable, contraintes ou opportunités

L’Aslog organise, en association avec Supply Chain Magazine, une matinale à ESCP Europe sur la RSE et le transport durable. Le Lab RSE de l’Aslog, présidé par François-Régis Le Tourneau est à l’initiative de cet événement.

 

Après une intervention de EY sur la création de valeur dans le transport durable, Jérôme Libeskind, expert en logistique et e-commerce et fondateur de Logicités, effectuera une intervention sur les relations entre professionnels et collectivités dans le cadre des projets de logistique urbaine.

Jérôme Libeskind participera ensuite une table-ronde avec plusieurs intervenants du secteur transport et logistique dont DB Schenker et la toute nouvelle start-up du dernier kilomètre durable, Cityliv.

Inscriptions sur le site de l’Aslog