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SITL 2018 : un cycle Logistique Urbaine exceptionnel ! Inscriptions en ligne

La logistique urbaine devient un des axes forts de la SITL. Préoccupation des collectivités locales, qui souhaitent voir se mettre en œuvre des solutions permettant de réduire l’impact environnemental des livraisons, c’est aussi de plus en plus une problématique prioritaire pour les distributeurs et transporteurs.

Un cycle complet de conférences sur la logistique urbaine a été organisé sur la SITL qui se tient à Villepinte du 20 au 23 mars.

4 thèmes seront abordés lors des conférences organisées cette année.

Le Mardi 20 mars, à 14h45, une table-ronde, animée par Jérôme Libeskind, traitera du sujet : Livraison dans l’heure ou livraison à l’heure : quels sont les enjeux ? Participeront à cette table-ronde Laetitia Dablanc (Ifsttar), Henrique de Carvalho (Star’s Service), Rémi Lengaigne (Colisweb), Stéphane Tuot (Franprix) et Arnaud Marlois (Fleeters). Le débat sera animé par Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et fondateur de Logicités. Inscriptions en ligne.

Le Mercredi 21 mars, à 10h40, une table-ronde, sera mise en place sur les enjeux de la Data dans la livraison du dernier km. Egalement animée par Jérôme Libeskind, ce débat réunira l’avocat Michel Leclerc, du cabinet Parallel, spécialiste des plateformes numériques et de l’économie collaborative, Eric Petit (Ecologie Logistique), Xavier Hua (Institut du Commerce), Isabelle Bardin (Cret-Log), Elisabeth Charrier (FNTR) et Stephane Cren (GS1). Inscriptions en ligne.

Le Jeudi 22 mars, à 12h, une table-ronde animée par Bruno Durand, maître de conférences à l’Université de Paris Nanterre La Défense,  sur les expériences allemandes et suisses en Logistique Urbaine. Interviendront notamment Imagine Cargo, PTV Group et Daimler. Inscriptions en ligne.

Le Vendredi 23 mars, à 12h, une conférence sur les drones, robots, véhicules autonomes et la cyclologistique : quelle logistique urbaine pour quelle utilisation ? Cette table-ronde animée par Jérôme Libeskind réunira Bruno Durand (Université de Paris-Nanterre La Défense), Vincent Talon (TwinswHeel), Jean-Luc Defrance (Geopost) et Francisco Luciano (European Cycle Logistics Federation). Jérôme Libeskind, fondateur de Logicités, animera ce débat. Inscriptions en ligne.

Ce programme complet de conférences permettra de traiter de sujets d’actualité, mais aussi de disposer de témoignages sur les dernières innovations.

Les inscriptions sont en ligne !

Bonne SITL 2018 à tous !

Transition écologique : l’offre de véhicules électriques est une réalité

L’histoire des véhicules électriques de livraison est déjà très longue. Ainsi, en 1904, La Poste utilisait déjà des fourgons électriques Mildé. L’autonomie de ces véhicules urbains de livraison électriques était de 35 km. Afin d’effectuer 2 tournées quotidiennes, la batterie était changée en milieu de journée. Le changement de batterie ne prenait que 5 minutes.

Véhicule électrique Mildé 1904

Plusieurs modèles de camions électriques étaient fabriqués en France à cette époque, notamment le camion Krieger.

Les années 1920 ont été également été propices en développement de modèles de véhicules électriques. L’entreprise Laporte, située à Toulouse, fabriquait différents modèles de véhicules électriques, camionnettes et véhicules poids lourds, avec 90 km d’autonomie.

Véhicule électrique Laporte 1922-1925

De nombreux modèles de véhicules électriques apparaissent à cette époque, notamment celui de Renault.

  

Puis, pendant près d’un siècle, l’industrie automobile s’est focalisée sur le diesel, dont nous constatons aujourd’hui les dommages sur la santé publique.

Depuis une quinzaine d’années, la volonté de voir à nouveau les véhicules électriques trouver leur place dans les centres villes semble s’affirmer. Mais l’offre de véhicule reste réduite, les prix élevés, la fiabilité des modèles n’est pas toujours au rendez-vous.

La plus grande réussite reste celle du véhicule Kangoo ZE, qui a été déployé de façon massive par La Poste. En version 3 ou 4 m3, il ne correspond toutefois qu’à une partie des besoins en urbain. L’essentiel des véhicules de livraison, au moins pour les colis et la messagerie, est constituée de gros VUL de 12 à 20 m3.

Toutefois, il semble que, depuis quelques temps, les constructeurs aient engagé des moyens importants afin de faire émerger de nouveaux véhicules électriques de livraison. Ceci tant pour les VUL que pour des véhicules PL.

C’est ainsi le cas de Renault, qui met sur le marché le véhicule Master ZE, proposé en 6 versions différentes de 8 à 13 m3. Son autonomie est de 120 km, la batterie étant de 33 KW. Cette autonomie est suffisante en milieu urbain dense, mais n’est finalement pas beaucoup plus importante de ce qui existait… il y a 90 ans…

Avec une volonté de proposer des véhicules avec une plus grande autonomie, Nissan commercialise la toute nouvelle version du véhicule e-NV 200, avec une batterie plus importante que le Master ZE, de 40 KW. Cette toute nouvelle version de 4,2 m3 est annoncée avec 280 km d’autonomie. Contrairement au Master ZE, le Nissan e-NV 200 peut être rechargé en borne rapide 50 KW de type Chademo. Le Master ZE se recharge en 6 h via une wallbox.

Voltia propose une version modifiée du Nissan e-NV 200 en 6 m3 ou 8 m3.

L’offre de véhicules électriques de livraison comprend aussi le véhicule Colibus, qui existe en version frigorifique, le véhicule BD Auto (proposé par Tip Trailer) réalisé à partir d’une plateforme Ducato, le véhicule Electron II proposé par Gruau et le véhicule Goupil. De nombreux autres modèles sont annoncés : le Fuso e-Canter, le VW e-Crafter ou le StreetScooter développé par DHL.

e-crafter                                         Street Scooter                              Colibus

Concernant les véhicules, l’offre reste beaucoup plus restreinte et prospective. Daimler a annoncé investir 2,6 milliards € dans un véhicule PL électrique qui sera mis en le marché en 2021. Renault Truks a annoncé une gamme complète de véhicules zéro émission à partir de 2019.

Une réelle dynamique apparaît afin de faire émerger une offre compétitive de véhicules électriques. C’est là la bonne nouvelle de ce début d’année 2018. Cette offre permettra-t-elle de répondre à la demande croissance des collectivités locales, souhaitant une rapide émergence de modèles de livraison propre dans les centres villes ?

Le Grand Paris Express est-il déjà obsolète ?

Il y a quelques jours, Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, annonçait que « le Grand Paris Express sera obsolète au moment d’être livré ». Il évoquait les véhicules autonomes, les modifications qui caractériseront la mobilité en Ile-de-France, les mobilités douces. Le métro est-il alors un moyen de transport dépassé ?

La Cour des comptes dénonce de son côté la dérive des coûts de ce projet pharaonique, qui consiste à réaliser 200 km de nouvelles lignes de métro. En 7 ans, le coût du projet est passé de 19 milliards € à plus de 38 milliards. Face à cette dérive, mais aussi aux engagements dans la perspective des Jeux Olympiques, le Premier Ministre a confirmé le projet mais doit se prononcer en mars prochain sur le calendrier, qui, au moins pour deux des quatre lignes, sera décalé de plusieurs années.

Ce décalage est peut-être une bonne nouvelle afin d’étudier à nouveau, non pas le tracé des lignes, mais son fonctionnement et son utilité.

En effet, ces lignes de métro ont été étudiées, comme au siècle passé, pour transporter des personnes sur un parcours défini. La mobilité dans une agglomération comme celle du Grand Paris ne se limite plus au transport de personnes. En un siècle, elle a changé.

Elle intègre maintenant inévitablement le transport des marchandises, colis, biens de consommation, produits alimentaires, sur l’ensemble du territoire. L’investissement considérable effectué doit intégrer, lors de sa conception, des moyens de transport de marchandises afin de créer des complémentarités et une mutualisation permettant de saturer ces réseaux et de réduire l’impact environnemental. Les gares doivent ainsi être conçues dans ce sens, comme des pôles d’échanges de personnes et de biens. Si les moyens d’acheminement des personnes, de la surface au mode de transport souterrain sont assez simples, il n’en est pas de même pour les marchandises.  L’acheminement robotisé des biens dans ces modes de transport est probablement ce qui doit être étudié. Comme la conteneurisation des marchandises, à l’image du réseau suisse Cargo Sous Terrain, en projet entre différentes agglomérations.

Bien sûr, il ne s’agira pas d’engorger encore un peu plus les transports publics aux heures de pointe avec des transports de colis. Mais il s’agira de saturer ce réseau, 24h/24, 7 jours/7, afin d’en faire un outil de la transition énergétique et de réduire les flux de véhicules, voitures, mais aussi camions, dans l’agglomération parisienne.

Cette mutualisation des flux passagers / marchandises n’est pas seulement une perspective. C’est une nécessité afin de faire en sorte que ce nouveau réseau ne devienne pas obsolète dès sa livraison, comme l’annonce déjà Jean-Louis Missika.

Plusieurs techniques peuvent exister afin de mutualiser les flux passagers / marchandises :

Créer des rames spécifiques ou des wagons dédiés aux marchandises. Ces solutions nécessitent des moyens de manutention spécifiques et totalement automatisés afin d’en réduire le temps et le coût. Il s’agit alors de projets de conception de matériel de transport, mais aussi de transitique et de robotisation.

Mais un des axes, probablement assez simple, est d’imaginer des voitures qui, à certains moments, sont équipés pour transporter des passagers et à d’autres des marchandises sous la forme de conteneurs. En sorte un véhicule à double usage en fonction des moments.

Un autre axe de travail est d’insérer au milieu des flux de passagers, des marchandises. On pense bien sûr à des vélos mais il peut aussi s’agir de petits chariots ou conteneurs de transport. Permettre à des livreurs d’utiliser les réseaux de transport public, c’est en fin de compte moins de camions dans les villes et moins de pollution ! Il faut pourtant prévoir la manutention de ces chariots, les contraintes physiques, le poids.

Le Grand Paris Express constitue une formidable opportunité de revoir la mobilité, des personnes, mais aussi des marchandises. Ne passons pas à côté de cet enjeu qui ferait de ce réseau un réseau adapté à son siècle !

Events

Formation logistique urbaine

Le 6 mars 2018, Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce, anime une journée de formation en logistique urbaine pour managers dans le cycle de formation mis en place par l’Aftral. Cette première session aura lieu à Paris et sera suivie de 2 sessions à Lille et Lyon.

Une vision prospective du dernier kilomètre

  • CONNAITRE le cadre réglementaire de la logistique urbaine et les principaux acteurs
  • COMPRENDRE l’évolution de la consommation et les conséquences sur les livraisons
  • DETAILLER les solutions possibles

APPORTER une vision prospective sur la livraison du dernier kilomètre

Pour plus d’informations. 

SITL 2018 – Les expériences allemandes et suisses en logistique urbaine

Conférence SITL 2018

La SITL se tient au Parc des Expositions de Villepinte. Durant ce salon international,  4 tables-rondes sur la logistique urbaine seront mises en place par Jérôme Libeskind expert en logistique urbaine, fondateur de Logicités et animateur du groupe de travail logistique urbaine de l’Aslog.

Le 23 mars à 12 h se tiendra une table-ronde sur le sujet Les expériences allemandes et suisses en logistique urbaine.

Cette table-ronde sera animée par Bruno Durand, Maître de conférences à l’Université de Paris Nanterre La Défense.

Les pays germaniques ont souvent fait figure de pionnier en logistique urbaine. La City Logistik a fait l’objet de nombreux travaux lors des 20 dernières années. Au-delà des premières expérimentations, de nouveaux outils et méthodes de logistique urbaine se développent en Allemagne et en Suisse. Mobilité douce, mutualisation des moyens, solutions technologiques. Sans être exhaustif, cette table-ronde présentera certains modèles ou initiatives parmi les plus pertinentes et seront ainsi comparées avec les expériences françaises.

Cette table-ronde réunira :

Ville Heimgartner, CEO de Imagine Cargo

Matthias Hormuth, Director Solution Management Logitics, PTV Group

Mercedez Benz Vans France

Les inscriptions sont en lignes sur le site SITL. 

SITL 2018 – Drones – robots- véhicules autonomes – cyclologistique : quelle logistique pour quelle utilisation ?

Conférence SITL 2018

La SITL se tient au Parc des Expositions de Villepinte. Durant ce salon international,  4 tables-rondes sur la logistique urbaine seront mises en place et animées par Jérôme Libeskind expert en logistique urbaine, fondateur de Logicités et animateur du groupe de travail logistique urbaine de l’Aslog.

Le 23 mars à 12 h se tiendra une table-ronde sur le sujet Drones – robots – véhicules autonomes – cyclologistique : quelle logistique pour quelle utilisation ?

Les solutions technologiques pour la livraison du dernier kilomètre montrent de nouveaux modèles : livraison en drones, en robot de livraison ou véhicule autonome. Ces innovations correspondent-elles à des modèles économiques ? Pour quelle utilisation ? A quelle échéance ? Parallèlement, le dernier kilomètre voit se développer des formes de livraison en mode doux, notamment la cyclologistique. Y a-t-il une concurrence ou une complémentarité entre livraison en vélo ou en robot ?

Cette table-ronde réunira :

Vincent Talon, fondateur de TwinswHeel

Francisco Luciano, European Cycle Logistics Federation

Bruno Durand, Maître de conférences HDR à l’Université de Paris Nanterre La Défense

Jean-Luc Defrance, DG Adjoint Geopost, en charge de l’innovation

Sandrine Ressayre, Blue Distrib

Les inscriptions sont en lignes sur le site SITL.