Is the public consolidation centre a magical solution for urban freight ?

The concept of public consolidation centre consists of flow consolidation from different transport companies, destinated to an urban sector.

The carriers can deliver the goods destinated to this sector to a transit hub located in the close periphery of the city centre.

An operator, neutral in regards of the different carriers using this consolidation centre, constitutes optimized delivery turns.

These very dense turns, grouping flows from different transport companies, are done with « clean » vehicles.

The public consolidation centre, experimented throughout Europe for 20 years, presents real advantages :

  • less vehicles in the city
  • reduced delivery distances

If the delivery turns are done with clean vehicles, we have a very positive environmental balance.

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Although, the experiences in many countries, and particularly in France, show that this principle doesn’t work very well and that the professionnal carriers don’t often accept to participate to this project.

During many years, this model of multi-carriers delivery turns, the equivalent of consolidation centre, was used in some rural sectors. In many regions, one or two local carriers were delivering the goods on behalf of the major parcel distribution companies and were consolidating the turns. There was a financial interest in regions in which each carrrier didn’t have by itself enough flows to justify its own agency.

The major urban centres do not correspond to this problematics. The major carriers, in traditionnal parcel / pallet distribution or small parcel / express, have in the big cities enough flows to justify their own agencies and distribution network. Why let another delivery company do this job ?

The public consolidation centre principle is close to the origins of freight villages (gares routières), such as Sogaris, which, in the 1960s, consolidated the flows for Paris city centre and was doing the last mile delivery on behalf of the carriers. This experience was desastrous because the carriers gave to Sogaris only the most difficult freight deliveries (upper floor delivery, long products, etc.).

We can observe that the public consolidation centres which have a chance to succeed are the ones that chose as operator a transport group which already has a significant part of the flows destinated to the urban sector concerned (La Poste for example).

Will the other carriers accept to give their urban freight to a competitor ? The experience shows that nothing is sure. The first example of a public consolidation centre of that type will be Grenoble and we will attentively observe the results of this interesting experience.

The second subject is that many plublic consolidation centres have closed or are in difficult financial situation due to the principle of an additional transhipment.

Stopping the flows at the entrance of the urban area, re-organize the turns and deliver imply an additional cost. The jobs of last mile urban delivery usually have a very low margin. Adding a last mile delivery cost can only be accepted if the local regulation makes this consolidation compulsory or gives him a real advantage. It is the example of Monaco.

It means that receiving a parcel in a city centrer costs more than in other areas and that the consumer, private person or company, will accept to pay this overcost, such as in mountain areas or remote islands, sectors for which carriers usualy apply additionnal taxes.

Goods distribution in urban areas therefore becomes a public delivery service, that can be subcontracted to a private operator, within a legal concession frame.

Very few cities in Europe are keen to decide this orientation, which brings an environmental advantage, but also creates high local oppositions and obstacles. These decisions can only be decided in exceptional situations, due to the geography or historic and touristic centres with high density.

Another subject, the delivery particularities and IT problematics. A flow consolidation from different carriers makes necessary important IT developments, in a period during which competition difference mostly depends of IT solutions. Each carrier shows its difference with others mostly on technolgy and delivery service (time, appointment, etc.). Carriers propose multiple services, particularly with smartphone apps. Consolidation of flows from different carriers makes necessary a very flexible IT competence.

The future of the French public consolidation model, experimented in several cities, from Lille to Annecy, Saint-Etienne, La Rochelle or Bayonne, depends of a solution which has to find a financial balance.

It is probably not the job of local authorities to replace the company operator, which has to bring a service, finds and convince its customers and has a real stable economic situation. We have to keep in mind the fact that Public consolidation centres ar only one of the many solutions of urban freight, and maybe one of the most difficult to implement.

Les mots justes

 

En ces heures dramatiques, ce blog souhaite apporter un message d’espoir et de soutien à ceux qui sont blessés dans leur chair. Que les nombreux messages sur les réseaux et les blogs puissent aider les victimes à comprendre qu’ils ne sont pas seuls.

Avant de revenir sur le cœur de l’activité logistique, ce blog va essayer de se poser sur quelques mots.

Tout d’abord, actualité oblige, le mot  « attentat ». Ce mot a fait l’objet d’une abondante littérature, notamment le travail de Gilles Malandain, publié dans les Cahiers de l’Institut d’histoire de la révolution française. http://lrf.revues.org/368

Nous y apprenons notamment que le mot est déjà utilisé depuis 1326 dans le sens de tentative criminelle ou d’action pouvant porter préjudice à quelqu’un. Au 17ème siècle, le mot est étroitement associé au crime contre l’Etat. Nous nous rendons compte que ce rapprochement est toujours d’actualité. Un attentat a bien pour objectif non seulement de blesser ou tuer des personnes, mais aussi d’atteindre directement l’Etat. Dans le cas présent, le terme attentat est beaucoup plus approprié que le mot  anglo-saxon « attacks », utilisé dans les medias,  qui a une connotation plus militaire et guerrière.

Mais le mot attentat a aussi une connotation intellectuelle, déjà mise en évidence au 17ème et 18ème siècle. Ce mot est d’ailleurs très largement utilisé dans le théâtre, du Cid à l’Ecole des Femmes et la littérature. Atteinte à l’autorité, violation de ce qui doit être respecté, le mot « attentat » prend progressivement un sens très large. Diderot nous parlait des « attentats du méchant contre l’honnête homme ». Ce que nous vivons actuellement n’est pas très éloigné du combat du bien contre le mal.

Cette notion très large du terme s’est ensuite restreinte à un sens juridique de « tentative », probablement de déstabilisation d’un Etat.

Lisons ou parcourons l’énorme travail de l’historien Gilles Malandain, qui nous convainc que le terme utilisé est bien celui qui correspond à la situation que nous connaissons depuis le vendredi 13 novembre.

Afin de contrer et de combattre « l’attentat », apparaît alors la « logistique ». Terme utilisé à tort pour tout ce qui concerne l’organisation d’un évènement ou acte composé de plusieurs étapes qui s’enchaînent, le mot logistique a aussi une histoire, d’ailleurs beaucoup plus ancienne que celle du mot « attentat ».

Logistique ou plus exactement Logistikos, était utilisé par Platon, et signifiait le « calcul pratique », opposé à l’arithmétique théorique. En français, le mot est utilisé depuis 1590 comme adjectif, dans le sens de « qui pense logiquement ». Wikipedia nous apprend aussi que la racine grecque de « Logistique », logisteuo, nous rapproche de la notion d’administrer. Nous nous situons donc bien dans le pratique et le logique, mais aussi l’administration des grands problèmes. La logistique doit guider nos gouvernants à trouver l’issue aux dramatiques attentats meurtriers récents.

Y a-t-il une pensée logique, donc logistique, dans l’action des terroristes qui ont tué sauvagement plus de 120 personnes vendredi ? Pour moi, il y a une logique mais nécessairement une pensée. Nous en sommes très loin. Nous nous situons même à l’opposé de la pensée, qui nécessite un fondement intellectuel.

Le terme Logistique a ensuite un sens militaire. Le « Major général des logis » du 19ème siècle était chargé de loger les troupes, de diriger les colonnes et de les placer sur le terrain. Il était donc un logisticien au sens actuel du terme.

Le terme de « guerre » aujourd’hui utilisé, prend totalement en compte tous les aspects logistiques.

Enfin, le mot « logicité », se situe dans la continuité exacte de la logistique. Il s’agit là de raisonner en termes de logique. Il n’est bien entendu pas choisi au hasard comme nom de ce site web mais n’avait pas été imaginé dans ce contexte dramatique.

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National Mourning

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Our blog has decided not to publish any article during the 3 days of National Mourning, either any professional message on the social networks. Too many people have been killed or injured, some of them dramatically, during last Friday attacks in the heart of Paris.

Our thoughts and messages are for those who suffer of this terrible week-end.

Let’s hope this will never happen again.