Logistique urbaine : les consignes changent de vitesse

En quelques jours, les annonces sur le développement des réseaux de consignes de retrait de colis se multiplient.
La France était jusqu’à présent très en retard par rapport à d’autres pays Européens, ceci pour deux raisons principales.
Tout d’abord, la France dispose de plusieurs réseaux de points relais performants et très économiques, Relais Colis, Kiala-UPS, Mondial Relay, Pickup. Le réseau de bureaux de Poste, comme certaines enseignes de magasin, servent aussi de points relais. Au total, ce sont plus de 32 000 points relais sur l’ensemble du territoire, qui permettent ainsi à chaque consommateur de trouver un espace près de chez lui.
Le second frein est venu des collectivités locales. L’installation de consignes dans les villes continue d’être complexe. Pourtant, la consigne de retrait est plus que jamais du mobilier urbain. La consigne apporte un service à l’internaute et permet une consolidation locale des flux, répondant ainsi aux critères de bases de la logistique urbaine. Il revient donc aux villes, non pas de mettre en concurrence les réseaux, mais de prévoir des espaces permettant d’accueillir les différents acteurs de consignes, dans les quartiers. A l’image des loueurs de voitures dans un aéroport, les villes doivent prévoir des espaces aménagés et coordonnés afin d’installer ce mobilier urbain du 21ème siècle.
Cette difficulté d’accueil sur la voie publique pousse les acteurs à développer des partenariats privés afin de pouvoir rapidement mailler le territoire. Ces partenariats concernent les lieux d’implantation des consignes, mais aussi les flux de colis.

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