Pollution : ne faisons pas de raccourci !

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Lors du petit-déjeuner du 26 mars dernier sur la logistique urbaine et e-commerce, organisé par le magazine Ville Rail & Transports, Jean-Luc Fournier, représentant le groupe DERET, s’offusquait du raccourci entre pollution et émissions de CO².

Les niveaux de pollution record dans les grandes villes ne peuvent que lui donner raison. Ne simplifions pas trop la notion de pollution due aux transports de marchandises et rappelons la réalité des faits.

La pollution due aux transports de marchandises en ville compte pour 20 à 50% de la pollution en ville selon le polluant choisi.

Parlons d’externalités négatives plutôt que de pollution. Par externalités, il faut comprendre non seulement les émissions de CO², mais aussi les oxydes d’azote (NOx), les particules, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés. Ce sont notamment les rejets de particules qui sont à l’origine des phénomènes de pollution de l’air que nous constatons.  Mais les externalités négatives sont également constituées du bruit généré par les véhicules, de l’accidentologie accrue due aux véhicules de livraison, de l’encombrement de la voirie pour les livraisons avec les conséquences sur les riverains et la circulation des autres modes de transport, de l’aspect visuel pour certains types de véhicules.

C’est cet ensemble d’externalités que nous devons réduire afin d’augmenter l’attractivité des villes.

Les solutions sont multiples :

Le remplacement de véhicules au diesel par des véhicules électriques, au GNV ou hybrides, voire des cargocycles est une solution. L’interdiction d’entrée dans les villes de véhicules anciens polluants, par une ZAPA, en est une autre, probablement d’ailleurs plus facile à mettre en œuvre à court terme.

La mutualisation des flux afin de réduire le nombre de véhicules et optimiser les trajets est une alternative vertueuse. Le remplacement des flux amont en camions par des modes alternatifs à la route (fer, fluvial) est également une excellente solution.

Ce ne sont là que des exemples qui montrent que pollution n’est pas égal à CO² et qu’il n’y a pas de solution unique.

Le rôle des pouvoirs publics est bien sûr de fixer des objectifs mais surtout d’aider les initiatives vertueuses. Pourquoi avons-nous le droit d’entrer dans une agglomération avec n’importe quel type de véhicule ? Quels sont les avantages et facilités à investir dans des véhicules propres ? Quels sont les avantages à mutualiser les flux alors même que ces solutions peuvent présenter un surcoût ? Quels sont les avantages à remplacer des camions par des solutions alternatives à la route ?

De nombreuses questions qui doivent inciter les pouvoirs publics à faire évoluer les règles et inciter à mieux livrer.

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